





































Beatriz DEI CAS – Tournai – Conseil Communal 25 janvier 2021
Objet : intervention concernant la motion PTB concernant l’usage des « bodycams ».
Ecolo a soutenu des expériences pilotes de bodycams dans de nombreuses zones de police, en particulier à Bruxelles. Il nous semble important d’être vigilants sur l’évaluation de ces expériences et sur les conditions de réussite de ces phases tests.
Sur la motion portée ici par le PTB, 4 éléments attirent notre attention :
Ne nous trompons pas, Ecolo est favorable à cet outil technologique qui, nous en sommes persuadés, équipera à terme l’ensemble de nos zones de police. Cependant, nous estimons que l’usage de la bodycam doit être conditionné ! Nous sommes donc favorables à l’usage des bodycams dès lors que le citoyen est bien averti lorsqu’il est filmé, que l’enregistrement est enclenché par le policier, et que les agents de police qui utilisent ces bodycams soient formés à cet effet. Nous serions même favorables au fait que le citoyen puisse demander à l’agent d’allumer la bodycam lors d’une intervention, ce qui n’est malheureusement pas prévu dans le texte de loi pour l’instant.
Donc en l’état, sur la forme, nous votons contre la motion que nous estimons trop imprécise et peu objective. Par contre, nos mandataires soutiendront l’implémentation de bodycams, après un travail de fond, dans des lieux décisionnels plus appropriés et indépendamment de toute pression émotionnelle.

Depuis 1948, le « conflit israélo-arabe » a engendré à la fois des guerres importantes, des souffrances multiples, des humiliations quotidiennes mais aussi des rivalités diplomatiques et des « guerres sales », plus petites mais très impactantes, entre les Etats arabes et Israël. Ce conflit implique également un processus de colonisation de la Palestine qui voit son territoire progressivement diminué et isolé. On assiste dès lors à une division politique et à un morcellement de la Palestine ainsi qu’une gigantesque crise de réfugiés. Il ne s’agit pas de deux « camps » qui s’engagent dans une confrontation violente à propos d’intérêts ou de programmes divergents mais de l’invasion, par un acteur puissant et armé, du territoire d’un autre peuple afin de l’exploiter, de l’annexer voire même de l’éliminer. Il n’existe aucune symétrie, ni de pouvoir, ni de responsabilité.
L’occupation a pris différentes formes, depuis l’arsenal administratif mis en place par l’armée israélienne jusqu’aux routes de contournement réservées, en passant par les centaines de check-points et de barrages qui découpent la Cisjordanie en quelques 200 îlots séparés. La situation est grave et requiert un travail quotidien de sensibilisation, mobilisations, accueil, missions, témoignages et partenariats afin de défendre les droits humains en Palestine.
Bethléem : Un peuple derrière un mur …
La Ville de Tournai est jumelée à celle de Bethléem et est donc particulièrement attentive à la situation palestinienne et à celle de Bethléem.
Bethléem, comme les autres villes palestiniennes, subit siège et bouclages réguliers par l’armée israélienne. De telles mesures ont fortement affecté les communautés de la région en termes de moyens d’existence et de revenus mais également en termes de vies humaines.
Le mur érigé, de façon unilatérale, par Israël affecte la population de Bethléem mais aussi de l’ensemble de la Cisjordanie. En isolant des bouts de territoire palestinien, en contrôlant les mouvements des habitants au sein de la Cisjordanie, en annexant des sites religieux et/ ou historiques ainsi que des terres, Israël étend son contrôle territorial, politique et idéologique sur la Palestine.

En date du 21 novembre dernier , le Maire de Bethléem, M. Hanna Hanania, informait la Ville de Tournai de la construction, par Ie gouvernement israélien et en toute illégalité, d’environ 1200 unités dans la zone nord de Bethléem. Cette colonie liera plusieurs autres colonies illégales existantes, contribuant ainsi à renforcer la séparation entre Bethléem et Jérusalem. De plus, elle isolera le monastère historique Mar Elias, affectant les pratiques religieuses liées notamment à la procession de Noël.
La Ville de Tournai et les membres de sa Commission consultative communale de solidarité internationale demandent donc aux autorités fédérales de prendre clairement position en faveur du respect des droits des citoyens de Palestine en s’opposant fermement à la colonisation des terres palestiniennes, en conditionnant ses partenariats avec l’Etat israélien au respect des droits internationaux et à l’arrêt de la colonisation des terres palestiniennes. Enfin, nous appelons de nos vœux la reprise d’un dialogue constructif entre les divers acteurs afin de trouver une solution de paix durable.
Paul-Olivier Delannois, Bourgmestre de la Ville de Tournai
Coralie Ladavid, Première échevine de la Ville de Tournai en charge de la solidarité internationale
Commission consultative communale de la solidarité internationale de la Ville de Tournai
(ACDA, Action Damien, Actions Sénégal Belgique ASBL, Association Belgo-Palestinienne Wallonie Picarde, ATM Aide au Tiers-Monde, CIEP, CNCD 11.11.11., Comité africain de Tournai, EOLE, Experts Bénin et Palestine de la Ville de Tournai, Femmes Prévoyantes Socialistes, Maisons des jeunes Masure 14 et Port’Ouverte, Maison Internationale, Maison de la Laïcité de Tournai, Mutualités Chrétienne et Solidaris, Oxfam Magasins du Monde, Présence et Action Culturelles, Sahara Découverte, ONG Solidarité mondiale, Solidarité Tournay Sud)
Crédit photo Image mie en avant : Image par RJA1988 de Pixabay
Avec l’Ecole Saint-André, Ensemble, Gracq, les étudiants et les riverains, l’échevin de la ville de Tournai, Jean-François Letulle a envisagé un maximum de possibilités afin de trouver un dispositif qui favorisera au mieux la pratique du vélo à proximité de l’école Saint-André de Ramegnies-Chin, plus particulièrement sur le chemin Royer, voirie qui relie plusieurs villages à la dite école.
Cet établissement s’est d’ailleurs énormément impliqué, ces dernières années, pour encourager et favoriser la pratique du vélo.
Malheureusement, selon la législation en vigueur, la largeur de cette voirie est insuffisante pour pouvoir y installer une piste cyclable. Seuls, les fameux « V » renversés pourraient se matérialiser au sol.
Après s’être renseigné auprès de nombreux acteurs, ce tronçon routier s’avère propice au test d’un projet-pilote de type « chaussée à voie centrale banalisée ».
Ce dispositif se matérialise par deux marquages discontinus longitudinaux qui laissent un espace libre de 3 mètres au centre et qui dégagent des espaces d’environ 1m50 en bordure de chaussée, praticables par les cyclistes. Les véhicules motorisés circulent au centre, sur une seule voie, et peuvent empiéter sur les bandes latérales lorsqu’ils croisent d’autres véhicules .
La présentation de ce dispositif a suscité une forte adhésion chez tous.
Mais, c’est au niveau de la tutelle que ça coince. En effet, si celle-ci autorise la ville de Tournai à mener ce projet, elle précise qu’en cas d’incidents, la Ville en endosserait seule la responsabilité.
Pourtant ce dispositif est déjà très courant pas très loin de chez nous, aux Pays-Bas, en France, etc.
Passage de témoin à Laurent Agache
Après l’étonnement, notre député Laurent Agache décide d’interpeller notre ministre de la Sécurité routière sur cet état de fait. Madame De Bue étant souffrante, c’est son collègue qui répondra.
En effet, il y a quelques années, l’IBSR – aujourd’hui Vias – avait été mandaté par la Région, pour mener une expérience pilote. Celle-ci consistait en la mise en place de cinq chaussées à voie centrale banalisée à Walhain et à Tinlot dans le cadre du plan “Wallonie cyclable”. Ils n’ont pas montré une diminution des vitesses pratiquées mais ont mis en évidence un respect strict du marquage lors des dépassements des cyclistes.
En juin 2012, le comité d’accompagnement de l’étude a jugé ces résultats suffisamment probants pour demander une modification de notre réglementation routière qui permettrait d’y intégrer cette mesure.
Quelles sont donc les raisons qui ont empêché jusqu’ici de mettre en pratique les recommandations du comité d’accompagnement de l’étude pilote de Walhain et Tinlot, et d’intégrer le concept de chaussée à voie centrale banalisée dans le Code de la route wallon ?
Voici la réponse de Mr Borsus.
Comme vous l’avez évoqué, Mr Agache, ce type d’aménagement a fait l’objet de cinq projets pilotes en 2011 à Walhain et à Tinlot. L’évaluation de ces projets confirme les constats des tests et projets pilotes effectués dans les pays voisins, c’est-à-dire les éléments suivants principalement :
La Wallonie est favorable au développement de cet agencement de voiries, mais cela nécessite une adaptation du Code de la route qui reste de compétence fédérale. En effet, le marquage à utiliser n’existe actuellement pas dans le Code de la route. Leur usage est donc en principe interdit.

Même si les gestionnaires de voirie placent ce marquage, les conducteurs de véhicules ne peuvent en tenir compte et doivent se conformer à l’article 9.1.3 du Code de la route : tout conducteur circulant sur la chaussée doit se tenir le plus près possible du bord droit de celle-ci. On a donc une inadéquation par rapport au dispositif de la voie centrale banalisée. Les véhicules ne peuvent donc pas circuler sur la voie centrale, mais à cheval sur le marquage.
L’adaptation du Code de la route est prévue dans le projet de révision global du Code de la route et La Wallonie a proposé les adaptations nécessaires, c’est-à-dire modifier la définition des marquages des bords de chaussée. Ainsi, l’espace extérieur est alors clairement un accotement de plain-pied revêtu et praticable dédié aux piétons et cyclistes conformément aux règles existantes du Code de la route.
Cependant, ce projet de révision du Code de la route n’a pas pu aboutir sous le Gouvernement fédéral précédent vu les nombreuses remarques de la Région flamande sur le projet.
Mme la Ministre De Bue m’indique qu’elle va écrire au nouveau ministre fédéral de la Mobilité pour lui demander de remettre rapidement l’ouvrage sur le métier. Elle espère qu’il pourra aboutir rapidement à l’adoption des modifications nécessaires.
Une issue positive peut être espérée !
En tous cas, Ecolo Tournai continuera à agir pour faire que l’on y arrive !

Pendant 10 jours, le commerce équitable est mis à l’honneur.
LA SEMAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE : C’EST QUOI ?
Cette campagne annuelle est une initiative du Trade for Development Centre de l’Agence belge du développement Enabel, en collaboration avec les plus grandes associations de commerce équitable en Belgique.
Des activités sont organisées pour mettre à l’honneur le commerce et les produits équitables dans toute la Belgique et se familiariser, de manière ludique, avec le commerce et les produits équitables.
LA SEMAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE : POURQUOI ?
Pour motiver les gens à choisir le commerce équitable. A chaque achat équitable, vous donnez à un petit producteur du Sud la chance d’une vie meilleure. En tant que consommateur, vous avez le pouvoir d’améliorer leurs conditions de vie.
QU’EST-CE QUE LE COMMERCE ÉQUITABLE ?
L’un des principes les plus importants du commerce équitable ou fair trade est que le producteur reçoive un prix équitable pour son produit. Mais cela va plus loin. Le commerce équitable garantit une gamme de bonnes conditions commerciales, respecte les droits des employés et environnementaux, garantit un meilleur accès au marché et renforce les organisations de producteurs et leurs réseaux. Le commerce équitable donne aux producteurs défavorisés la possibilité de construire une vie décente pour eux-mêmes et pour leurs familles.
LE COMMERCE EQUITABLE : TOURNAI S’INVESTIT
La Ville de Tournai s’investit dans le commerce équitable depuis plusieurs années déjà. Avec l’aide de sa Commission consultative de solidarité internationale, la Ville rentre un dossier en 2017 afin d’obtenir le titre de Commune du Commerce équitable, s’inscrivant dans un réseau international de localités engagées en faveur du commerce équitable, initialement lancée au Royaume-Uni en 2001.
En 2018, Tournai remplit les six critères qui lui permettent l’attribution du label de Commune du Commerce équitable. Ce titre n’est pas honorifique. Il implique un suivi annuel afin de renforcer la politique favorable au développement du commerce équitable dans l’entité. Un groupe de travail « Commerce équitable » existe d’ailleurs au sein de la Commission consultative de solidarité internationale de la Ville de Tournai.
Il est à l’origine du programme présenté lors de cette 7ème édition de la Semaine du commerce équitable.
En Wallonie et à Bruxelles, 46 communes ont obtenu ce titre de Commune du Commerce équitable. Dans notre Province de Hainaut, quatre communes portent ce label : Mons, Enghien, Ecaussinnes et Tournai.
UNE 7Ème EDITION CENTREE SUR LA JEUNESSE
Cette 7ème édition est centrée essentiellement sur la jeunesse. S’ils se sont invités avec bonheur dans la grande cause environnementale, les jeunes sont aussi intéressés par le commerce équitable.
Pour élaborer ce programme centré sur la jeunesse, nous avons associé des responsables et des animateurs des maisons de jeunes de Tournai et des trois maisons de quartier de la Ville de Tournai.
Les écoles primaires ne sont pas oubliées non plus. Cette Semaine du Commerce équitable à Tournai concernera donc des centaines de jeunes.
UN PROGRAMME RICHE ET VARIE
La maison des jeunes Port’Ouverte et Luch’Ouverte organise un atelier de dessin ayant pour objectif de construire une œuvre collective sur le thème, avec l’aide du Fab Lab (Technicité) ; 4 ateliers de cuisine à destination des enfants et des jeunes ; 2 ciné-débats à destination des jeunes avec le visionnage du documentaire « La vie d’une petite culotte et de ceux qui la fabriquent » de Stéfanne Prijot et Yann Verbeke ; 1 jeu de rôle sur le thème du commerce équitable (jeu de la ficelle).
La maison des jeunes Masure 14 programme 1 atelier de cuisine à destination des jeunes et la diffusion du documentaire « La vie d’une petite culotte et de ceux qui la fabriquent » suivie d’une discussion avec les jeunes.
Dans le quartier du Maroc à Tournai, place à l’intergénérationnel !
Des dessins animés sur le commerce équitable seront diffusés aux enfants et seront suivis d’un atelier culinaire en forme de goûter. Des jeux à destination des 6-12 ans consacré à l’alimentation seront organisés par les animateurs.
Les adolescents vivront une animation organisée par le mouvement d’éducation permanente CIEP avec un jeu de société centré sur le commerce équitable. Les jeunes et les animateurs vont revisiter le jeu du loup garou à la sauce du commerce équitable.
Un défi « Photos équitables » sera organisé : les jeunes devront prendre en photo des produits du commerce équitable dans différents commerces. Les photos les mieux présentées seront récompensées par un panier composé.
Le samedi 10 octobre, parents, jeunes et enfants participeront à une balade à la découverte des produits équitables dans l’entité. Cette journée intergénérationnelle s’achèvera par un repas.
La maison de quartier de Gaurain ne seront pas en reste avec des activités centrées sur les enfants avec des goûters équitables.
Un atelier cuisine suivi d’une dégustation sera mis en place avec les adolescents qui fréquentent cette maison de quartier. La section locale du CNCD viendra les sensibiliser au moyen d’un jeu de société.
Pour la maison de quartier de Templeuve, les activités seront essentiellement centrées sur les enfants à Templeuve : dessins animés, sensibilisation à la consommation de fruits et de légumes de saison et réalisation de bricolages en lien avec le thème.
Réalisé par : Rubaiyat HossainLES ACHATS DURABLES ET EQUITABLES A LA VILLE DE TOURNAI – LA SENSIBILISATION DU PERSONNEL
Depuis quelques années, la Ville de Tournai s’engage dans la promotion des produits durables et équitables à travers son fonctionnement quotidien.
– Notre titre de Commune du commerce équitable implique la présentation et la consommation de café équitable et de deux autres produits du commerce équitable à l’occasion des réceptions et autres manifestations de la Ville.
– Une attention constante est apportée aux conditions de production des vêtements de travail des ouvriers communaux. Les cahiers de charges prévoient des vêtements produits à base de coton bio.
– Les repas fournis aux enfants des écoles de l’enseignement communal privilégient les circuits courts. Les fruits, les légumes, les produits laitiers proviennent de productions locales et régionales. La Ville de Tournai a signé le Green Deal pour des cantines durables au début 2019.
– La Ville se montre aussi active dans d’autres domaines que l’alimentation ou l’habillement en matière de durabilité. De plus en plus de véhicules communaux roulent au CNG. Une attention est aussi portée sur l’utilisation de matériaux pour des réparations et rénovations dans des bâtiments communaux.
– La Ville soutient aussi le projet de Ceinture alimentaire du Tournaisis, impulsé par un collectif de citoyens en avril 2018 lors de la première édition des 48h de l’agriculture urbaine à Tournai. Des réunions ont régulièrement lieu afin de mettre en place un hall relais agricole qui prendrait la forme d’une légumerie. Il s’agirait donc d’un lieu dans lequel arriveraient les légumes des producteurs locaux afin d’être lavés et préparés pour approvisionner les écoles et être servis dans les cantines scolaires.
– Des marchés font la part belle aux producteurs locaux : marché fermier du vendredi à la place Paul-Emile Janson, marché du samedi à la place de Lille, marché de Kain.
– La Ville de Tournai s’inscrit également dans le projet AD-In. Alimentation Durable Inclusive est un projet franco-belge (Province du Hainaut et Région Hauts-de-France) financé par le Fonds Européen de Développement régional (Interreg V France-Wallonie-Vlaanderen). Son objectif est de contribuer au développement durable du territoire transfrontalier. Il vise à mettre en place une stratégie d’accès à l’alimentation durable pour tous, et en particulier pour les personnes les plus vulnérables. Elle est en partenariat étroit avec l’Observatoire de la Santé en Hainaut dans le cadre de ce projet pluriannuel.
La Ville et son CPAS sensibilisent aussi leur personnel au commerce équitable.
– Pour cette édition, une mise en vente de paniers « petits-déjeuners équitables » est effectuée à destination du personnel afin de trouver une parade à l’organisation d’un petit-déjeuner en commun au sein de l’Hôtel de Ville ou des locaux du Pont de Maire, impossible à mettre en place en raison de la crise sanitaire.
– En tant que Commune du commerce équitable, un quizz sera proposé aux agents communaux durant la Semaine. Les meilleurs résultats seront récompensés par de jolis cadeaux.
Page Facebook : @Semaineducommerceequitable
La semaine du commerce équitable à Tournai est organisée avec la participation active des associations de solidarité internationale de la ville de Tournai, de la commission consultative de Solidarité internationale.
Avec le précieux soutien des Guides et de l’Office du Tourisme de Tournai.
En partenariat avec la Maison internationale de Tournai, la collaboration de toutes les maisons de jeunes, des maisons de quartier ou de village et Article 27 Wallonie.

Mise en place d’un processus participatif dans le cadre du projet de réaménagement de la plaine des manœuvres en un parc urbain

1. AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
La plaine des manœuvres est un poumon vert fortement lié à l’histoire de la Ville. Son nom porte la trace de son histoire : elle a longtemps fait partie du domaine militaire.
La Ville en redevient propriétaire en 1967 et les affectations de la zone sont décidées comme suit par le conseil communal du 7 novembre 1977 : 1/3 pour de l’habitat, 1/3 pour des activités sportives, 1/3 pour des activités culturelles.
On y construira la maison de la culture dès 1977, ainsi que le hall des sports, à la fin des années 80.

Afin de préserver cet espace, un schéma directeur fut réalisé par les architectes-urbanistes Jourdain et Ginion et adopté par le conseil communal du 5 juillet 1993. Ce schéma n’a pas entièrement été mis en œuvre (chemins, bassin, bâtiments communautaires) et aujourd’hui, les prescriptions qui y sont inscrites ne sont à certains égards plus en accord avec les besoins actuels de la population, notamment en ce qui concerne les cheminements.
La plaine des manœuvres fait partie intégrante du maillage vert que constituent les espaces verts du centre-ville. Projet prioritaire du Schéma de Développement Communal de la Ville (mesure de renforcement de la trame verte), son réaménagement en un parc urbain est inscrit dans la déclaration de politique communale et fait l’objet d’une fiche-projet reprise au Programme Stratégique Transversal de la Ville.

La plaine est amenée à devenir un espace de loisirs et de rencontres, résultant d’une véritable participation citoyenne, souhaitée par le collège communal et les instances régionales.
Les résultats de cette participation pourront déterminer quel sera l’outil d’aménagement du territoire le plus approprié afin de garantir sa préservation tout en répondant aux besoins que les citoyens auront exprimés.
2. PARTICIPATION CITOYENNE
En cohérence avec la déclaration de politique communale, et plus particulièrement son 2e axe « mieux consulter pour mieux décider », l’accent est mis sur une participation citoyenne plus forte, notamment dans la conception des projets d’aménagement du territoire. Le projet de la plaine des manœuvres en est l’illustration.
La volonté de cette participation citoyenne est de véritablement repartir d’une page blanche afin d’être le plus en phase possible avec les besoins de la population.
Des ateliers participatifs ouverts à tous sont prévus et un comité d’accompagnement est mis en place pour suivre le projet. Il se compose comme suit :
3. PROCESSUS PARTICIPATIF – CITY TOOLS
En amont du projet paysager, la participation citoyenne viendra reprendre le fil de concertation avec les habitants, en repartant de la situation de fait, dont certains éléments sont repris sur le schéma, ci-dessous :

Cette mission, remplie par le bureau Citytools, consiste à coconstruire les lignes directrices du futur développement, et à les synthétiser.
L’objectif est triple :
La méthodologie suivante sera appliquée :

La mission sera articulée en 3 phases :
ATELIERS PARTICIPATIFS
Ouverts à tous, ils sont organisés le samedi 17 octobre, à la maison de la culture de 10h à 12h et de 14h à 16h.
Inscriptions obligatoires via www.tournai.be/plainedesmanoeuvres
Renseignements au 069/33.23.68 – service aménagement opérationnel.
En « préparation » à notre événement « Entrez, c’est ouvert » ayant comme thème le revenu de base, nous vous proposons cette note rédigée par Philippe Defeyt.
[box type= »warning »] Avertissement : Au vu de l’intérêt croissant et nouveau à certains égards, lié à la crise que nous vivons, pour l’idée d’un revenu de base, vous trouverez ci-après, en quelques pages, l’essentiel de ma proposition. Celle-ci datant de 2016, il est évident que les montants cités doivent être indexés. Mais cela ne change rien à la philosophie générale du dispositif qui ambitionne de simplifier la (re)distribution des revenus, de la rendre plus juste, de soutenir l’autonomie, de libérer les choix de vie privée et professionnelle.[/box]
Notre système de (re)distribution des revenus ne parvient pas à répondre suffisamment et/ou adéquatement à huit défis, vécus difficilement tous les jours par beaucoup de nos concitoyens.
Imaginez quelques instants que l’on puisse reconstruire une protection sociale à partir d’une feuille blanche avec l’objectif de relever ces défis de manière efficace, efficiente et juste. Cette posture intellectuelle ne signifie en rien que notre système social est en tout mauvais ou dépassé. Il s’agit tout simplement de faire cet exercice pour voir ce qui doit être consolidé et ce qui peut évoluer.
Voici comment je propose de remplir cette page blanche pour écrire un autre avenir.
UN REVENU SOCLE ET INCONDITIONNEL DE 600 €/mois
Point de départ d’un nouveau modèle de protection sociale : chacun reçoit un revenu socle de 600 €/mois.
D’emblée il importe d’apporter cinq précisions :
1. Il s’agit d’un revenu socle ce qui veut dire que les autres revenus s’y ajoutent.
2. Pour les moins de 18 ans il est proposé un montant de 300 €/mois.
3. En faisant cette proposition je ne considère évidemment pas que 600 €/mois suffisent pour vivre. Mais ce n’est pas l’objectif premier. Ceci dit on fera remarquer qu’il y a des centaines de milliers de personnes qui n’atteignent pas ce montant aujourd’hui. Par exemple : les cohabitants en matière de RIS (Revenu d’intégration sociale), de très nombreux chômeurs (surtout des chômeuses en fait), les jeunes qui n’ont même pas droit à une allocation d’insertion, des pensionné(e)s, les travailleurs ayant interrompu leur carrière avec indemnité de l’ONEM (quand indemnité il y a), etc. Le revenu implicitement accordé au conjoint sans revenu via le quotient conjugal ou le taux ménage existant dans diverses législations est lui aussi inférieur à 600 €/mois.
4. Ce revenu de base serait réservé à ceux qui ont la citoyenneté fiscale (excluant donc, par exemple, les fonctionnaires européens domiciliés en Belgique). Attention : citoyenneté fiscale ne veut pas dire que l’on doit payer des impôts pour obtenir le revenu de base mais simplement qu’il faut être affilié (= partie prenante) au système de redistribution des revenus qui a cours en Belgique et donc participer à son financement dès que les ressources sont suffisantes. Comme aujourd’hui, les personnes réfugiées en demande d’un titre de séjour accéderaient à cette citoyenneté fiscale une fois reconnues tandis que les migrants économiques venant de pays européens pourraient l’obtenir s’ils paient cotisations et impôts « normaux » en Belgique.
5. Pourquoi 600 €/mois ? On répondra à cette question plus loin.
Ce revenu socle est doublement inconditionnel
1. Il reste acquis quels que soient les autres revenus.
2. Il ne varie pas en fonction des caractéristiques (statut social, liens familiaux, revenus…) des (éventuelles) autres personnes qui vivent dans le ménage.
PRESTATIONS SOCIALES : CONSOLIDATION D’UNE LOGIQUE ASSURANCIELLE
Parallèlement, on établit des assurances contre les risques de la vie :
Importante précision : on ne touche pas aux soins de santé ni aux allocations pour personnes handicapées ; on maintient donc les systèmes actuels, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas être améliorés.
Comment fonctionnent ces assurances ? Comme aujourd’hui, à savoir un pourcentage du revenu perdu, avec planchers et plafonds si souhaité pour des raisons de redistribution verticale des revenus. Mais
C’est la même logique qui présiderait au calcul des autres revenus de remplacement (indemnités INAMI et pensions).
Et pour les personnes qui n’ont jamais travaillé ou pas travaillé assez ? La proposition est d’introduire une allocation d’insertion de 300 €/mois (avec les obligations d’un demandeur d’emploi indemnisé).
Enfin, pour être sûr que toute personne en difficultés reçoive au moins autant qu’aujourd’hui, je propose également une allocation loyer pour les personnes seules et les familles monoparentales, fluctuant entre 0 et 300 €/mois et accordée en fonction des revenus totaux du ménage ; ce serait la seule aide sociale accordée sous condition de ressources (comme l’est le loyer dans le logement social).
Il ne faut rien d’autre pour que le système fonctionne – mieux – qu’aujourd’hui !
Importante précision : la mise en place de ce revenu de base doit s’accompagner de la consolidation de trois régulations du marché du travail : 1° le salaire minimum, 2° un temps de travail de un tiers temps minimum et 3° la lutte contre les faux indépendants. Un stand-still doit être imposé aux conventions collectives existantes (pas de recul possible donc). Si ce n’était le cas, un revenu de base pourrait en effet devenir le cheval de Troie d’une dérégulation sauvage du marché du travail.
DES EXEMPLES CONCRETS
NB : Les montants ci-après doivent être indexés. Mais j’ai préféré garder les montants arrondis pour la facilité.
1. Un jeune (ou moins jeune) demandeur d’emploi sans droit à une allocation de chômage = 600 € + 300 € d’allocation d’insertion = 900 €/mois. Ce montant ne change pas si, par exemple, le jeune se met en ménage. S’il vit seul il est en droit d’obtenir une allocation loyer de 250 €/mois pour arriver au seuil de pauvreté (estimé à 1.150 €/mois en 2017).
Un indépendant failli qui n’aurait plus droit à des allocations de chômage pourrait activer, lui aussi, cette allocation d’insertion (en plus, bien sûr, du revenu de base).
2. Le revenu de base de 600 € permettrait à un indépendant qui se lance (avec des revenus faibles) et/ou qui connaît une mauvaise passe en terme de chiffre d’affaires de ne pas devoir jeter l’éponge. Par exemple, un jeune maraîcher, retirant 500 €/mois de ces activités comme indépendant, pourra demain les ajouter à son revenu de base pour obtenir au total 1.100 €/mois.
3. Une personne ne souhaitant pas travailler ou interrompant complètement sa carrière (par exemple pour se réorienter sur le plan professionnel)= 600 €/mois (sans aucune formalité administrative).
4. Un travailleur ayant perdu son emploi lui rapportant 2.000 € bruts par mois = 600 € + une allocation de chômage représentant 40% du salaire perdu = 800 €/mois. Total = 1.400 €/mois.
5. Un travailleur partant à la pension = 600 € + une pension (publique, dépendant strictement de sa carrière) calculée en pourcentage des revenus actualisés pendant sa vie professionnelle, par exemple 700 € (=45% du salaire perdu). Au total donc 1.300 €/mois.
6. Une jeune femme isolée mère d’un enfant = 600 € + salaire net de (par exemple) 800 € + 300 €. Total = 1.700 €/mois. Si cette personne n’a aucun revenu et qu’elle se déclare demandeuse d’emploi inoccupée sans avoir travaillé assez pour bénéficier d’une allocation de chômage, elle bénéficiera bien sûr du revenu de base, d’une allocation d’insertion et d’une allocation de loyer de, disons, 300 €/mois. Son revenu se calcule ainsi : 600 € + 300 € (allocation d’insertion) + 300 € (allocation loyer) + 300 € (revenu de base de l’enfant) =1.450 €/mois contre 1.295,5 €/mois dans l’actuel système à la date de juin 2016.
Pour les personnes aujourd’hui en difficultés, les paramètres du nouveau système sont calibrés pour assurer aux isolés plus qu’aujourd’hui (et atteindre au moins le seuil de pauvreté si la personne en état de travailler se déclare demandeuse d’emploi ou si elle est en incapacité de travailler). Les actuels cohabitants sont toujours gagnants et n’ont donc plus aucun intérêt à se domicilier fictivement pour obtenir plus. Un actuel chef de ménage aura moins à titre individuel mais le ménage dans lequel il vit aura plus.
QUELS SONT LES AVANTAGES DE CE NOUVEAU PARADIGME SOCIAL ?
Ce nouveau paradigme de la protection sociale permet d’atteindre huit objectifs :
1. Une très grande simplification
Dans le modèle développé ci-dessus :
Tout ceci assure une plus grande clarté du système social et donc moins de surprises désagréables quand change la situation d’une personne, volontairement ou involontairement.
2. Une individualisation des droits sociaux et fiscaux
Les conséquences sont ici plus que bénéfiques :
3. Plus de pièges à l’emploi ou financiers
Dans toutes les configurations une personne gagne (significativement) plus si elle (re)trouve un travail ou augmente son temps de travail. Qui plus est, les pertes de revenus liées à la perte d’allocations familiales majorées et/ou à la perte/diminution d’allocations sociales d’autre(s) éventuel(s) membre(s) du ménage ne peuvent plus se produire.
4. Les pauvres s’en sortent mieux
En libérant les solidarités courtes, en supprimant tout piège à l’emploi, en donnant immédiatement dans le revenu de base des enfants des avantages fiscaux aujourd’hui délayés dans le temps, les pauvres s’en sortent mieux, surtout si on complète le dispositif ici proposé par un emploi garanti au bout de X mois (voir ci-après).
5. Libérer les énergies et initiatives
Toute personne peut « activer » ce revenu socle pour réduire son temps de travail et mener à bien des activités qu’elle porte en elle, quelles qu’elles soient : activités artistiques, bénévoles, associatives, militantes, de recherche, préparation d’une activité économique… Un revenu de base ainsi conçu pour donc aussi servir à faciliter des démarches de transition écologique.
Toute personne peut aussi « activer » ce revenu de base pour mener à bien des activités économiques d’un grand intérêt pour elle mais dont le revenu mensuel procuré est insuffisant à lui tout seul (ex : activités artistiques professionnelles, jeunes passionnés de maraîchage…).
Nous sommes ici au cœur de ma vision d’un revenu de base. Des individus heureux partagent leur temps entre trois types d’activités, dans des proportions qui peuvent évidemment varier d’une personne à l’autre et dans le temps :
C’est en fonction de cette vision philosophique d’une vie heureuse que je ne porte pas le projet d’une allocation universelle suffisamment élevée pour affranchir la vie durant un individu qui le souhaiterait de toute participation à la sphère productive des richesses économiques. Le travail qui passe par l’emploi est source de liens sociaux et d’autres externalités personnelles et sociétales.
6. Réduire le temps de travail et préparer une société avec moins de travail (sous la forme d’emplois)
Le revenu de base ici proposé peut soutenir une réduction du temps de travail, sur une base collective (le revenu de base couvrirait pour beaucoup la réduction du salaire net) et/ou individuelle (le coût de travailler moins est proportionnellement réduit).
Comme d’autres, je pense que, tôt ou tard, mais plutôt bientôt, les destructions d’emplois l’emporteront sur les créations. Et c’est probablement très bien ainsi (en particulier quand il s’agit d’emplois proposant de mauvaises conditions de travail), pour autant que la société gère équitablement les conséquences de cette évolution. Dans un tel contexte, il y a nécessité de revoir la (re)distribution des revenus. Un revenu de base est donc le bienvenu. C’est à cause de cette évolution que les 600 €/mois sont un point de départ d’une histoire à écrire. Ce montant est donc appelé à augmenter.
7. Faciliter les transitions
Les jeunes qui n’ont aucun revenu pour se lancer à la sortie des études, les jeunes qui font de la formation en alternance, un travailleur qui a envie d’investir pendant quelques mois dans une formation ou s’engager – volontairement – dans une autre voie professionnelle, la femme coincée dans son couple pour raisons économiques, etc., etc., toutes ces personnes verront leur transition facilitée par le revenu de base.
8. Rapprocher les statuts
La mise en route de la démarche SMART et des couveuses d’activités a déjà permis de faire de grands pas vers le rapprochement des statuts et des droits. Le dispositif global proposé ici devrait permettre de parachever cette nécessaire évolution.
DES MESURES COMPLÉMENTAIRES
ON EFFACE TOUT ?
Ainsi présenté, un revenu de base réinvente l’Etat-Providence. Il devient
Au-delà de ces formules un peu faciles, ces trois affirmations disent trois choses essentielles :
Enfin, je propose que le revenu de base devienne le 6ème pilier de notre sécurité sociale.
DE NOMBREUSES QUESTIONS
Un tel dispositif suscite bien sûr des interrogations. Voici celles qui, d’expérience, reviennent le plus souvent.
Trois illustrations :
➢ sans autres changements, une hausse des minima sociaux augmente le nombre de personnes – travailleurs et/ou allocataires sociaux – en droit d’aller chercher un complément de revenu dans leur CPAS (et donc augmente le nombre de ménages dont on contrôlera la composition et les revenus de chacun de ses membres et rend encore plus intéressante une domiciliation fictive) ; cela augmente aussi le nombre de personnes en situation de piège financier (c’est-à-dire toute situation où l’augmentation de l’offre de travail n’améliore pas, voire réduit, le niveau de vie de la personne concernée ou du ménage dans laquelle elle est vit) ; la réponse qui vient le plus souvent est de proposer une revalorisation (de l’ordre de 20%) du salaire minimum ; cette option implique une facture supplémentaire (qui va payer?) et revient implicitement à préférer un temps plein payé au salaire minimum (revalorisé) à un système garantissant le même revenu net sans devoir travailler à temps plein !
Comprenne qui pourra.
➢ une plus grande « générosité » d’un système de crédit-temps n’y donnera toujours pas accès aux autres statuts que celui de salarié
➢ la seule individualisation des prestations de sécurité sociale – qui est, implicitement ou explicitement, la voie choisie par de nombreuses organisations – bute sur deux limites : 1° il est socialement impossible pour un terme plus ou moins long de supprimer un taux « chef de ménage » (dans un modèle de revenu de base c’est possible puisque l’autre membre du ménage a, au minimum, 600 €/mois) et 2° les personnes dépendantes d’un régime d’assistance sont toujours contrôlées (dans un modèle de revenu de base tel que proposé ici il n’y a plus personne en régime d’assistance : tout le monde a rejoint la sécurité sociale).
Ce 24 août au matin, notre Ministre de l’Environnement, Céline Tellier, était à Tournai sur le site de la société OMICA (anciennement les textiles d’Ère), spécialisée dans la collecte et le recyclage de résidus de broyage de véhicules automobiles. Mme Tellier a mandaté la SPAQuE pour évacuer au plus vite les déchets et remettre en état le site de la société OMICA. Il s’agit d’une intervention d’urgence suite aux divers incendies qui se sont déclarés dans le bâtiment de l’entreprise, probablement dus à une auto-combustion des déchets qui y sont entreposés. A chaque fois, les pompiers ont pu maîtriser le feu mais une réelle menace de ré-embrasement demeure, avec un risque direct pour la santé de la population locale, la vie des pompiers et l’environnement.
Pour rappel, un permis unique avait été délivré en date du 16 février 2017 à la société OMICA Groups SPRL pour exploiter une installation de regroupement, de prétraitement, de valorisation et de recyclage de déchets.
Depuis 2018, 12 procès-verbaux ont été dressés à l’encontre d’OMICA par le département de la police et des Contrôles du Service public de Wallonie, notamment pour absence de rapport incendie, dépassement de la quantité de déchets autorisés, transfert transfrontaliers illicites de déchets vers la France et remise de déchets à des transporteurs non autorisés.
Le 27 janvier 2020, un rapport de SPW demande au bourgmestre une mesure de fermeture du site car de nouvelles infractions sont constatées, notamment en matière de surstockage. Ce dernier a pris un arrêté de police administrative, le 11 février 2020, à l’encontre d’OMICA Groups SPRL.
De son côté, la société introduit un recours devant le Gouvernement Wallon qui le rejette en mai dernier. En effet, ce 25 mai 2020, la Ministre Tellier a confirmé l’ordonnance de police concernant la cessation totale de l’exploitation et l’interdiction de toute acceptation de nouveaux déchets.
Face à la menace que présente cette situation, il a été décidé d’effectuer des travaux importants de remise en état du site. Et la Ministre de l’Environnement, Céline Tellier, a mandaté la SPAQuE pour évacuer 35.700 tonnes de déchets. Le début des opérations commence ce lundi. 3 000 tonnes seront évacuées par jour dans un centre de revalorisation des déchets. Le Commandant des pompiers de la Zone, Olivier Lowagie, a tenu à rassurer : « Toutes les précautions seront prises pour protéger la santé des travailleurs et des riverains ».
Des mesures de la qualité de l’air et des retombées des poussières seront effectuées tout aussi régulièrement pendant les 3 semaines qui seront nécessaires à l’évacuation. Une évacuation qui a un coût, estimé à plus de 5 millions d’Euros. Ceux-ci seront avancés par la Région qui enverra la note à la société OMICA.
« J’ai souhaité agir vite, pour préserver la santé des tournaisiens mais aussi leur environnement. Quand il y a le feu, on éteint d’abord l’incendie et puis, on cherche à faire en sorte que cela ne se produise plus. Pour ma part, je souhaite renforcer les moyens d’agir contre l’impunité environnementale que ce soit en renforçant les équipes de contrôleurs ou encore en rendant plus efficaces certaines procédures » a conclu Céline Tellier.
Notre député, Laurent Agache, tenait aussi à être présent : « Ce qui s’est déroulé avec OMICA doit clairement nous questionner. C’est en amont que nous devons essayer d’agir pour empêcher que de telles entreprises ne puissent polluer sans craintes. Je pense que nous devons être plus outillés lors de l’octroi d’un permis : y a-t-il des antécédents de la part du demandeur, … »
Après la pollution de l’Escaut et OMICA, nous espérons que la prochaine visite de la ministre sera enfin pour un événement positif.
La crise du Covid-19 l’a démontré, la santé est le bien le plus précieux et tout doit être mis en œuvre pour garantir à tou.te.s les citoyen.ne.s un accès aux soins de santé et des conditions de vie favorisant une bonne santé. En effet, la santé ne peut se concevoir comme un secteur séparé du reste, elle doit être envisagée suivant une conception globale qui tient compte de l’environnement dans lequel nous évoluons, le logement, le bien-être mental, l’épanouissement personnel et de la société dans son ensemble ou encore notre alimentation. Une véritable politique de santé doit non seulement veiller à lutter contre les maladies mais aussi à les prévenir tout en misant sur une véritable promotion de la santé.
Chez Ecolo, nos échevin.e.s en sont bien conscient.e.s et travaillent de concert pour veiller à la bonne santé de nos concitoyen.ne.s. Les actions entreprises depuis le début de 2020 vont en ce sens.

Pour disposer d’une bonne santé, il faut veiller à donner à nos enfants un bon début dans la vie. C’est notamment ce à quoi s’attèle Jean-François Letulle, échevin compétent notamment pour la petite enfance et l’enseignement. Veiller au bien-être des enfants et leur fournir un enseignement de qualité fait partie de ses priorités. Dans ce sens, la transition crèche-école est un moment crucial qui doit être facilitée et adoucie. Pour ce faire, un questionnaire sera prochainement transmis aux acteurs de terrain et aux parents en vue de définir une charte de bonnes pratiques à mettre en place. Durant le confinement, le bien-être de nos enfants a été mis à mal en raison du manque de lien social et de l’inactivité. Afin de pallier au mieux à l’impossibilité de se rendre en présentiel dans les écoles, Jean-François Letulle, en partenariat avec NoTélé et une équipe d’enseignant.e.s, a mis en place « L’école à la maison », une émission au cours de laquelle un.e enseignant.e donnait une leçon. Un projet qui a permis de lutter contre le décrochage scolaire.

Mais la santé de nos enfants et la nôtre passe également par une alimentation équilibrée, biologique et durable. Dans cette optique et afin de favoriser le développement d’une agriculture durable, l’échevine en charge, Caroline Mitri, a lancé une étude de marché visant à déterminer les besoins et possibilités de développement d’un hall relais agricole. Cette étude permettra de définir le modèle du futur hall relais agricole. Celui-ci permettra de fournir une alimentation durable aux Tournaisien.ne.s mais aussi de susciter la création d’emplois, des emplois qui, dans certains secteurs, ont été mis à mal durant le confinement. Caroline Mitri a veillé à tout mettre en œuvre pour soutenir les commerçants via notamment des conseils mais aussi la diffusion de la liste et des coordonnées des restaurateurs-traiteurs sur le site de l’Asbl Tournai Centre-Ville. Parce que disposer d’un emploi de qualité, rémunérateur et épanouissant est une condition sine qua non pour notre bien-être.

Enfin, la santé passe également par un environnement de qualité. Pour y parvenir, l’échevine du logement, Coralie Ladavid, a mis en place un nouveau plan stratégique en vue de réactiver la gestion de la régie foncière communale, une régie laissée à l’abandon depuis plusieurs années. Cette régie gère le patrimoine communal qui compte pas moins de 92 logements. Leur réhabilitation permettra leur mise à disposition et favorisera l’accessibilité à un logement décent pour tou.te.s. Disposer d’un logement décent dans un quartier et une ville où il fait bon vivre, c’est la volonté de Coralie Ladavid qui a à cœur de renforcer la participation citoyenne. Celle-ci passe par les liens créés avec les comités de quartier et le budget participatif. Le confinement aurait pu mettre à mal ces liens et cesser le travail mais il n’en fut rien grâce à la volonté de l’échevine et des comités qui ont maintenu le contact via l’utilisation de la visioconférence. A présent, tou.te.s aspirent à se revoir en chair et en os.
Logement, alimentation, éducation, participation citoyenne, emploi, la santé est une matière transversale comme le démontrent la vision et le travail de nos échevin.e.s.
A votre santé !
Tatiana Stellian
Crédit Photo Image de titre : nadine coco de Pixabay
Les derniers mois ont été difficiles pour bon nombre de Tournaisien.ne.s. Que ce soient les commerçant.e.s, le secteur culturel ou les citoyen.ne.s en général, nous avons tou.te.s vécu le confinement de manière différente. Alors que le déconfinement a été entamé il y a maintenant un peu plus de deux mois, nos activités n’ont pas encore repris leur cours. Et à la veille de notre fête nationale, moment de fête par excellence, nous devons faire le triste constat que le traditionnel feu d’artifice et la garden party n’auront pas lieu. L’annulation à travers le pays des événements ayant normalement lieu pour fêter notre plat pays n’entame pas pour autant notre sentiment de belgitude.
La Belgique, ce pays où l’union fait la force. Une union actuellement mise à mal par certain.e.s mais qui a su être mise en avant par les Tournaisien.ne.s ces derniers mois, que cela soit entre autres à travers la mobilisation de bénévoles pour la confection de masques via l’initiative Maskorona, la livraison gratuite à vélo de produits de divers commerces menée par Clic’Etic ou encore la disponibilité du personnel administratif mis à contribution pour répondre via le numéro vert aux questions des citoyen.ne.s. Une union qu’Ecolo prône depuis toujours et met en œuvre à travers son travail collaboratif au sein du cabinet de nos trois échevin.e.s et avec nos conseiller.ère.s communaux.ales, nos membres et nos sympathisant.e.s, mais aussi via le travail de participation citoyenne et l’écoute des citoyen.ne.s, des associations, des acteur.trice.s de terrain.
Cet été, nous vous invitons donc à découvrir ou redécouvrir votre belgitude en vous promenant dans nos campagnes, nos forêts ou sur nos plages, en goûtant (toujours avec modération) nos bières locales, en dégustant nos produits du terroir ou encore en visitant notre patrimoine. D’Arlon à Ostende, de Lommel à Beauraing, mais surtout à Tournai, portons fièrement les couleurs de notre solidarité belge !
Tatiana.
Crédit photos : Image par Kurious de Pixabay

Notre échevine de la solidarité internationale envisage le jumelage entre notre ville et celle de Bethléem plus que comme une simple plaque posée sur un bâtiment ou conservée dans un bureau. Elle souhaite que ce jumelage soit à l’origine de véritables liens entre les deux villes. Des liens de fraternité, de bienveillance, de convivialité et de solidarité. C’est pourquoi, la Ville mais aussi d’autres organisations, ont décidé de montrer leur soutien au peuple palestinien dans le contexte actuel de menaces d’annexion par le gouvernement israélien de territoires palestiniens. Un soutien qui se marque par les drapeaux palestiniens qui ont fleuri sur plusieurs bâtiments communaux et d’organisations. Une action temporaire qui s’ajoute aux projets de solidarité développée par la Ville avec la Bethlehem Arab Society for Rehabilitation qui vise l’insertion des personnes handicapées dans la société palestinienne. Vous en apprendrez davantage via ce communiqué de presse. Et si vous avez des questions, le cabinet de notre échevine vous répondra volontiers !
La Ville de Tournai, la Province de Hainaut et l’Association Belgo-Palestinienne de Wallonie picarde s’unissent pour soutenir la population de Bethléem et de Palestine
Depuis 2012, la Ville de Tournai est jumelée à celle de Bethléem en Palestine. Ce jumelage s’est traduit par divers projets de solidarité internationale menés grâce à un co-financement de Wallonie-Bruxelles International. De son côté, la Province de Hainaut a également signé en 2012 un protocole de collaboration avec le Gouvernorat de Bethléem. L’accord Province-Gouvernorat a été reconduit en mars 2017 lors de la mission d’une délégation de la Province de Hainaut en Palestine. Elle réalise de nombreuses actions concrètes pour la population de cette région palestinienne, connue dans le monde entier.
Ce double engagement auprès de la Ville et du Gouvernorat de Bethléem est un acte fort démontrant notre volonté de soutenir le peuple palestinien dans son droit à vivre dignement et en sécurité mais aussi à jouir de ses libertés fondamentales au sein d’un état souverain.
Malheureusement, la situation actuelle est loin de lui octroyer ces droits. De fait, ce 1er juillet 2020, le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou, avec le feu vert des États-Unis et se basant sur le plan de « paix » du Président Trump, prévoyait de démarrer le processus d’annexion d’une partie de la Cisjordanie : la vallée du Jourdain, et toutes les colonies illégales se trouvant en Cisjordanie occupée. Sur ces territoires, les Palestiniens vivent sous occupation militaire depuis 1967. Le plan de « paix » ne laisse aux Palestiniens que quelques terres constituant un « État » palestinien morcelé et démilitarisé ; autrement dit soumis à la volonté israélienne.

A l’heure actuelle, ce plan n’a pas été mis en œuvre, mais le gouvernement israélien n’a pas renoncé à ce projet. Dans la nuit du jeudi 25 juin au vendredi 26 juin 2020, la Chambre des Représentants de Belgique a d’ailleurs adopté une résolution qui demande au gouvernement de préparer une liste de » contre-mesures « en cas d’annexion par Israël d’une partie des territoires palestiniens. Une autre résolution demandant que la Belgique reconnaisse de l’État de Palestine a en revanche été renvoyée en commission, après le dépôt d’amendements de dernière minute.
La Ville de Tournai, alertée par un courrier du Maire de Bethléem, ne peut rester indifférente à cette situation. C’est pourquoi, conjointement à l’Association Belgo-palestiniennes et à la Province de Hainaut, plusieurs actions sont mises en place dès aujourd’hui. Ainsi, diverses communes de Wallonie Picarde ont été sollicitées afin qu’elles hissent, comme la Province et la Ville de Tournai, le drapeau palestinien sur l’Hôtel de Ville et sur d’autres bâtiments publics entre le 13 et le 20 juillet. Depuis ce lundi, le drapeau flotte sur l’Hôtel de Ville et la Halle aux Draps de Tournai, sur le centre administratif Delta de la Province à Mons, sur l’Hôtel de Ville d’Ath.
L’Association Belgo-Palestinienne de Wallonie picarde a sensibilisé d’autres acteurs de la région afin qu’ils soutiennent symboliquement le combat de la population de Bethléem et de Palestine. Le Mouvement Ouvrier Chrétien, la CSC de Mouscron, Tournai et Ath, les JOC (qui viennent de louer un local dans le piétonnier à Tournai) sont de la partie tout comme les mouvements d’éducation permanente Présence et Actions Culturelles (PAC), actif dans de nombreuses entités de Wallonie picarde, et le Centre d’Information et d’Education Populaire (CIEP) de Wallonie picarde. L’Echevine enghiennoise Nathalie Vast arbore le drapeau à titre personnel dans la cité des Titjes. RQC à Mouscron a rejoint le mouvement, tout comme les maisons de jeunes La Ruche à Mouscron, Masure 14 et Port’Ouverte à Tournai. Les mutuelles chrétienne et socialiste de la Wallonie picarde affichent également dans leurs diverses agences, de Mouscron à Ath en passant par Tournai et Mons.
Un travail de sensibilisation des citoyen.ne.s est prévu via la diffusion sur les médias de la Ville de Tournai de la lettre du Maire de Bethléem, d’explications sur les projets tournaisiens et provinciaux à Bethléem (comme par exemple, le partenariat Ville de Tournai-Bethléhem-Arab society-for-rehabilitation pour la favorisation d’une meilleure intégration de la personne handicapée dans la société palestinienne). A plus long terme, diverses actions de soutien et de sensibilisation sont prévues dans le dernier tiers de 2020 et en 2021.
Par ces actions, la Ville de Tournai et la Province de Hainaut, assistées par l’Association Belgo-Palestinienne de Wallonie picarde, souhaitent réaffirmer leurs engagements auprès de leurs partenaires de Bethléem ainsi que leur soutien à l’ensemble du peuple palestinien. Pour qu’aujourd’hui et demain, les Palestinien.ne.s puissent jouir de leurs droits et libertés.

Le projet proposé s’appuie sur une démarche préparatoire en deux temps dont chacune a été appuyée financièrement par Wallonie-Bruxelles International (WBI).
1ère étape
Si le cadre général reste l’insertion des personnes handicapées qui nécessitent des interventions lourdes notamment en réadaptation fonctionnelle, la première étape (2014,2015,2016) a proposé la mise en œuvre du renforcement des outils de réinsertion visant l’autonomie et la reconnaissance des handicapés dans la société palestinienne ainsi que le renforcement des capacités des acteurs régionaux et locaux.
La région de Bethléem a pu dès lors capitaliser les expériences de gouvernance locale visant l’intégration des publics handicapés et la mise en œuvre des outils d’un développement régional et local intégré partagé par les personnes handicapées.
Ce projet, intitulé « Mise en œuvre du renforcement d’outils de réinsertion pour les personnes handicapées coordonnés et portés par les acteurs publics locaux et régionaux et par la société civile via les centres de travail adapté et les centres de formation professionnelle de la région de Bethléem » a permis de contribuer à mieux insérer les personnes handicapées dans la société palestinienne notamment via la consolidation des centres de travail adapté et à la formation des personnels. Il a permis de consolider les relations entre pouvoirs publics locaux et société civile dans la gestion des politiques sociales prises en faveur des personnes handicapées.
L’adaptation de locaux d’accueil notamment via des équipements visant l’accès et des sanitaires adaptés, l’amélioration du fonctionnement au niveau des communications, du secrétariat et d’outils de gestion (pour les permanents), le développement de la commercialisation des produits, du marketing et de la productivité des filières, la mise en place d’une gestion du personnel adaptée et du développement du management des centres de travail adapté en vue de les rendre productifs, se sont avérés utiles et nécessaires.
Les formations pour les personnels, l’accompagnement des formateurs, les outils pédagogiques créés ont valorisé qualitativement les centres.
2ème étape
Le besoin essentiel pris en charge par le projet WBI (2017-2019) et les cibles prioritaires ont été cadrés à partir de l’intitulé « Formation et appropriation des compétences nécessaires en matière de diagnostic des handicaps, d’orientation et d’accompagnement (évaluation et guidance) pour les personnels des ETA partenaires (Entreprises de travail adapté) et actions professionnelles de suivis sur les trois enjeux précités initiées pour les personnes porteuses de handicap engagées dans un parcours d’intégration à partir des ETA partenaires ».
Pour rencontrer ces trois nouveautés que constituent les enjeux de diagnostic, d’évaluation et d’accompagnement, il a été fait appel à la formation continuée ainsi qu’à des échanges d’expertises auxquelles se sont adjoints des experts des secteurs concernés de Palestine et de Belgique.
Les séquences proposées ont permis d’intégrer dans les pratiques quotidiennes, les adhésions aux changements de mentalité concernant l’approche globale, le suivi personnalisé et la participation effective de la personne porteuse de handicap.
La démarche de changement proposé a inclus l’ensemble des paramètres psychologiques, sociaux, culturels en faisant appel aux trajectoires de vie, aux liens à la famille.
Si l’amélioration de la capacité fonctionnelle et l’autonomie des femmes et des hommes porteur-se-s de handicap dans les zones défavorisées du sud de la Cisjordanie (régions de Bethlehem et d’Hébron) sont restées prioritaires, les personnels – assistant(e)s sociaux(les), éducateurs(trices), formateurs(trices) psychologues – des Entreprises de travail adapté, ont été formés et ont pu mettre en œuvre des stratégies de diagnostic des handicaps, de l’orientation et de l’accompagnement en matière d’évaluation et de guidance.
Par ailleurs, les personnes en situation de handicap de plus de 16 ans parcourant ou susceptibles d’entrer dans une démarche de centre de travail adapté et/ou de centre de formation professionnelle spécialisée et qui sont visées par les enjeux de diagnostic du handicap, de l’orientation et de l’accompagnement (évaluation et guidance) ont pu avoir un accès à un projet individualisé relatif à leurs compétences et qui a facilité l’accès et le maintien à l’emploi en ou hors ETA.
Nouveautés et aboutissement
En accompagnement des renforcements des outils de suivi des entreprises de travail adapté et de formation de leurs personnels.
En prolongement du travail important concernant les outils de diagnostics, d’évaluation, de guidance et d’orientation et concernant l’acceptation d’une prise en charge globale et participative de la personne victime d’un handicap.
Forts des expertises engrangées, nous sommes amenés maintenant à créer et à organiser un cycle de formations pré-professionnelles (ce nouveau cycle n’est pas ou peu présent en Palestine et pourtant cette étape est nécessaire sur le chemin de la réinsertion) et des opportunités socio-économiques afin de permettre la réinsertion sociale, économique et culturelle ainsi que l’autonomie des jeunes personnes handicapées visées par le projet.
La crise actuelle a démontré la nécessité de repenser notre société d’un point de vue global. Production, consommation, mobilité, démocratie, éducation, etc. Tout doit faire l’objet d’une réflexion et d’un renouveau. Nos élu.e.s n’ont pas attendu cette crise pour y réfléchir et mettre en place des actions concrètes visant le déploiement d’une société durable, solidaire, équitable et éthique, le tout afin d’améliorer le bien-être quotidien des Tournaisien.ne.s.
Les dernières semaines, ils ont donc poursuivi leur travail en ce sens. Que cela soit à travers la conclusion de projet, la réflexion sur la mise en place de futures actions ou la rencontre avec les citoyen.ne.s.
Parmi toutes ces actions, mettons en évidence l’opération « Deux mois, deux roues » menée conjointement par notre échevin de la mobilité, Jean-François Letulle, et l’ASBL Pro Vélo. Cette action permet à douze Tournaisien.ne.s de tester gratuitement un vélo à assistance électrique durant deux mois. Une action qui remporte un franc succès puisque pas moins de 250 candidatures ont été enregistrées, démontrant l’engouement de nos concitoyen.ne.s pour la mobilité douce. Une action qui, nous n’en doutons pas, saura convaincre ces douze heureux.ses élu.e.s d’adopter des modes de déplacement doux au quotidien.
Les modes de déplacement doux sont aussi largement plébiscités par les Tournaisien.ne.s dans le cadre de leurs loisirs. Les balades le long de l’Escaut sont une activité particulièrement appréciée. Malheureusement, l’Escaut a souffert suite à la rupture d’une digue d’un bassin de décantation de l’entreprise sucrière Tereos en France. Tout a été mis en place afin de protéger au mieux la biodiversité en place. Toutefois, comme l’a mentionné Caroline Mitri, échevine de l’environnement, force est de constater qu’il s’agit d’une véritable catastrophe écologique et que le terme « écocide » vient ici à point pour qualifier ce désastre. La Ville de Tournai en est bien consciente et c’est pourquoi elle s’est constituée partie civile afin de porter plainte.
Outre notre attention à la mobilité et à l’environnement, nous sommes très vigilants au bien-être des citoyen.ne.s et à leur pleine participation à la vie démocratique de Tournai. Pour ce faire, Coralie Ladavid, échevine de la participation citoyenne, a mis en place un budget participatif qui peut être mobilisé par l’intermédiaire de comités de village et de quartier. Ces derniers proposent des projets afin d’améliorer le bien-être des habitant.e.s de leur quartier ou village. C’est dans ce cadre qu’une demande a été faite pour disposer des bancs sur la Place Verte. Ceci a requis une étroite collaboration entre le comité de quartier et les services communaux. Un bel exemple de travail commun entre des citoyens, le politique et l’administration.
Enfin, Tournai se veut et s’affirme comme une commune solidaire. Quelques mois après avoir adhéré à la motion « Commune hospitalière », un nouveau pas a été posé en ce sens via notre conseillère communale, Béatriz Dei Cas. Celle-ci a en effet déposé, conjointement avec Ludivine Dedonder, une motion de soutien aux sans-papiers. Elle a souligné l’implication citoyenne en matière de soutien aux sans-papiers et le devoir de l’état fédéral d’intervenir face à ces situations de détresse humaine. Notre conseillère est parvenue à rallier à la cause l’ensemble du conseil communal. Par cette adhésion à la motion, le Conseil communal demande notamment à l’état fédéral une régularisation au cas par cas des sans-papiers, la détermination de critères clairs et transparents permettant l’octroi d’un titre de séjour et la délivrance d’une information claire et précise sur leurs droits. La Belgique se doit d’être un pays exemplaire en matière de respect des droits des sans-papiers car derrière les chiffres qu’on nous assène sans cesse se trouvent des hommes et des femmes.
Offrir la possibilité de stationner gratuitement 30 minutes dans le centre-ville au lieu des 15 minutes actuelles était l’une de nos promesses de campagne. Grâce à vous, nous avons obtenu l’occasion de passer de la promesse à l’action, et nous l’avons saisie !
Vous le savez certainement, la gestion du stationnement tournaisien est confiée à Cityparking depuis plusieurs années, et elle le sera encore jusqu’en 2025 suite à la convention signée sous la précédente législature.
Ainsi, le changement annoncé a été obtenu suite à des négociations avec la société gestionnaire pour qui ce passage à la demi-heure gratuite pourrait représenter un manque à gagner d’environ 70.000€.
La modification des termes du contrat signé il y a plusieurs années a ainsi permis à l’échevin de la mobilité, Jean-François Letulle, et à son équipe d’obtenir cette demi-heure gratuite, mais pas seulement. En effet, malgré le contexte de négociation, ils ont entrepris une réflexion plus profonde sur le fonctionnement actuel du stationnement en centre-ville et sur la possibilité de se diriger, plus encore, vers la mobilité douce (une autre promesse du programme que vous avez sollicité).
Que faire ?
Autre possibilité : par du SMS au 4411. J’y encode le numéro de borne – il figure sur l’horodateur – et mon numéro de plaque. Par exemple : TOU44 1-NSP-122. Quand ma course est terminée, j’envoie la lettre « Q » pour stopper le temps !
Que faire ?
Rien. Je dois simplement penser à me garer dans la bonne zone si je suis en possession d’une carte de stationnement. En ce qui concerne mon ticket de stationnement, le numéro de borne indique sa zone d’émission aux contrôleurs.
Que faire ?
Si les tarifs de la Grand’Place ne me conviennent pas, il m’est possible de m’orienter vers le parking Q-Parks de la Rue Perdue juste à côté, ou de me stationner, par tranches de deux heures, dans une zone bleue. Je pourrais également me rendre dans une zone de stationnement gratuit comme le parking de dissuasion de la Plaine des manœuvres, situé à environ 700m de la Grand’Place.
À chacun de choisir selon ses possibilités.
Pour positiver, n’oublions pas qu’on peut toujours combiner intelligemment avec les temps de stationnement gratuit habituels. Je pourrais par exemple aller diner dans mon resto préféré en me garant à la Grand’Place et en bénéficiant de deux heures de gratuité. En effet, j’utilise ma demi-heure gratuite de 12h à 12h30, et ensuite, je peux prolonger avec la gratuité du temps de midi jusqu’à 14h !
Un scénario similaire est possible si je souhaite faire les magasins : j’arrive à 16h30 puis je fais la fermeture (stationnement gratuit dès 17h).
Que faire ?
Être en ordre de ticket ou de carte de stationnement et ne pas oublier de déplacer mon véhicule une fois que les deux heures autorisées par le disque bleu sont expirées. Il est bon de savoir que l’on peut toujours mettre son disque bleue à la demi-heure suivante si l’heure est passée de 1 minute.
Exemple : à 10h01, j’indique 10h30 sur mon disque et je peux donc stationner jusque 12h30 (soit, dans le meilleur des cas, 2h29 de stationnement).
Que faire ?

Soit j’utilise l’application :
Soit j’utilise les SMS :
Voilà donc ce qui changera le 1er octobre prochain !
Notez donc que le stationnement gratuit entre 12h30 et 14h, après 17h, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés sera toujours d’actualité, et que les outils existants seront adaptés.
Ces changements, bien que négociés, nourrissent ainsi un double objectif :
Bien qu’ayant conscience que tout changement demande un temps d’adaptation, nous pensons que le plan présenté ci-dessus répond autant que possible aux objectifs de la Déclaration politique communale, aux attentes de nos électeurs, et aux enjeux de la ville de demain.
Du 12 au 15 juin 2020, Écolo Tournai a organisé pour ses membres et sympathisants des promenades exploratoires à Tournai, à pied et à vélo, dans la perspective de repenser nos espaces publics.
La situation actuelle liée au COVID a modifié pour beaucoup de personnes leur mobilité et leur relation avec les espaces publics, notamment du fait des règles de distanciation. Aussi, par groupe de 10 personnes, les participants à ces promenades ont été invités à réfléchir sur le vivre ensemble dans les espaces publics.
Accompagnés de deux conseilleurs communaux Écolo, Beatriz Dei Cas et Benoît Dochy, les promeneurs ont dû se mettre dans la peau d’un cycliste, d’un piéton, mais aussi d’un PMR ou d’un parent avec poussette pour observer les aménagements existants et manquants dans le centre-ville. Ils sont également allés à la rencontre des habitants et des commerçants pour les questionner sur leurs besoins.
Sonia, une commerçante du centre-ville, explique pourquoi elle a voulu installer devant son salon de coiffure des tables et des bacs à fleurs sur le large trottoir : « Je voulais que ce morceau d’espace public soit la projection de mon commerce, et permette aux passants de s’installer un moment pour se reposer, lire, ou prendre un café. Cet espace invite à la détente et à profiter du centre-ville embelli ». Elle évoque aussi l’attention de la ville sur les plantations en centre-ville, qui concourent à cet embellissement.
Saber, un restaurateur, se préoccupe de ses clients et n’hésite pas à leur rappeler régulièrement les règles : « Je rappelle souvent à mes clients que le parking du Fort Rouge est à deux pas, et que dans cette rue le stationnement est interdit. Peut-être faut-il que la signalétique soit plus claire à ce sujet ou que l’on installe des poteaux, par exemple, pour empêcher le stationnement. De mon côté, je fais vraiment en sorte que leur soirée soit une réussite et qu’ils n’écopent pas d’une amende. En ce qui me concerne, j’ai trouvé la solution : je me suis mis au vélo même si je sais que ce n’est bien sûr pas une solution pour tout le monde ».
Enfin, Quai du marché aux poissons, rencontre avec un commerçant heureux et motivé, ravi de la terrasse qu’il a installé depuis l’été dernier déjà, avec l’aide de la Ville via l’occupation saisonnière d’une place de parking d’avril à septembre. Cela ne pose pas de souci selon lui, et c’est du « donnant-donnant » : lui mise sur la qualité dans l’assiette et dans l’environnement qu’il donne à ses clients, et s’ils sont contents, ils reviennent malgré tout. Il souligne aussi la spirale positive de l’embellissement des lieux qui produit un effet sur l’ambiance globale.
Pour Beatriz Dei Cas, Conseillère communale Écolo : « L’objectif de ces promenades est avant tout de se rendre compte et de réfléchir ensemble sur nos espaces publics et leurs aménagements. Cette démarche participative vise à explorer le champ des possibles en vue d’une évolution durable de la ville et de son activité ».
Voilà une partie de l’ADN d’Écolo mise en pratique par Coralie Ladavid, notre échevine de la participation citoyenne.

Début 2019, il existait 18 comités d’habitants d’un territoire commun se mobilisant pour un intérêt collectif. Ceux-ci trouvent des solutions à leurs problèmes, des idées pour améliorer la convivialité et leur cadre de vie. Mille mercis à eux pour leur investissement ! Aujourd’hui, on en compte 35, et plusieurs sont en création. C’est donc bien plus qu’une idée farfelue, c’est un réel besoin ! Clairement, créer du lien est primordial ! Plus que du lien, nous devons parler des liens : entre les habitants, entre ces habitants et la Ville, et entre les comités eux-mêmes. Tournai s’est mise à écouter ses citoyens, leurs besoins, leurs envies. Ensuite, l’échevine relaye ces demandes vers les services compétents. Déployer le pouvoir d’agir des comités et co-construire les projets ensemble sont des finalités qui font partie intégrante de la participation citoyenne.
Des rencontres trimestrielles entre les comités permettent les échanges d’expériences et d’informations, la transmission de demandes des comités vers le Collège Communal, et un retour sur le suivi des demandes.
Un relais de propositions de partenariats a été mis en place, comme par exemple pour la Maison de la culture. Des projets, des actions sont impulsées, comme la mise à disposition de sapins et décorations de Noël dans les villages. Le plus concret et novateur est sans doute la mise en place d’un budget participatif. En 2019, 18 comités ont été soutenus via ce budget (essentiellement de l’aide matérielle : tonnelles, chaises, tables, …). Des demandes d’aménagements ont aussi été formulées et sont actuellement à l’étude avec les services communaux. Fort de cette première expérience, des budgets ont été réorientés pour 2020 : 30.000€ dans le budget ordinaire et 40.000€ pour des investissements pérennes (ex : une plaine de jeux…).

Comme rien n’est figé et que tout peut s’améliorer, une convention de mise à disposition de matériel a vu le jour au début de ce mois de mars. Les achats seront effectués par la Ville et mis à disposition pour une durée indéterminée aux comités. Également en application depuis le début du mois de mars, un règlement recadre le pourquoi des budgets participatifs, explicite la procédure et l’éligibilité, la composition du jury… L’objectif de ce règlement est d’être le plus transparent et le plus objectif possible. Car la transparence et l’objectivité font aussi partie de l’ADN d’Écolo.
Envie d’en savoir plus ? Cliquez sur https://www.tournai.be/vie-politique/college-communal/coralie-ladavid-premiere-echevine-ecolo.html
Beatriz Dei Cas, cheffe de groupe Écolo au Conseil communal de la Ville de Tournai présente les amendements de la motion Horeca déposée par le MR et Ensemble.
En introduction :
Avant de présenter les amendements que nous proposons pour cette motion pour l’Horeca, nous voulons aussi insister sur le fait que d’autres secteurs sont autant impactés que l’Horeca.
Nous pensons notamment au secteur de la santé, sous–financé depuis plusieurs années et qui est au front pendant cette crise.
Nous pensons aussi au secteur culturel, aux prestataires culturels tournaisiens et à nos artistes, qui sont en attente depuis trop longtemps d’un véritable statut qui leur aurait permis d’accéder aux diverses aides, notamment le chômage, pour cause de force majeure.
Et nous pensons aussi à une grande partie de la population qui se retrouve en grande difficulté suite au chômage temporaire ou au risque de licenciement.
Enfin, nous pensons aussi aux indépendants des autres secteurs.
Il faudra trouver des solutions pour tous ces autres secteurs.
Des pistes existent et ont été présentées la semaine dernière au gouvernement fédéral par un groupe d’experts composé de scientifiques et d’entrepreneurs : le Plan Sophia. Ils y évoquent (je cite) des « scénarios de sortie de criseS. Au pluriel car nous subissons à la fois une crise sanitaire que le confinement a permis de maîtriser et une crise économique que le confinement risque d’aggraver. C’est le défi complexe à relever pour éviter de tomber dans une grave crise sociale et pour prévenir une dégradation du climat et de l’environnement qui menacerait l’humanité tout entière. »
Pour autant, nous reconnaissons la pertinence de la motion, et nous proposons d’en préciser certains termes par les amendements suivants :
Vu l’impact de la crise du Coronavirus sur nos sociétés,
Vu l’impact des mesures prises pour enrayer les conséquences de la pandémie sur l’économie en général et plus particulièrement sur le secteur Horeca,
Vu que le plan de déconfinement proposé par le Conseil national de sécurité est évolutif et progressif et ne prévoit la réouverture des établissements Horeca que dans l’ultime phase et sous des conditions strictes, impactant la rentabilité,
Considérant que l’impact de la crise se fera dès lors sentir sur une période particulièrement longue pour le secteur HORECA,
Considérant que le secteur Horeca était déjà un secteur sensible avant la crise,
Considérant que ce secteur joue un rôle primordial dans la vie économique, sociale et touristique de Tournai,
Considérant que le secteur Horeca est un secteur très important employant un grand nombre de collaborateurs, qu’ils soient qualifiés ou en cours de qualification,
Tenant compte que ce secteur fait appel à un nombre important d’intermédiaires dans la chaîne de production et de distribution, en particulier les producteurs locaux,
Tenant compte que ce secteur, grâce à son activité, ses emplois, contribue de façon non négligeable aux finances locales,
Tenant compte qu’une exploitation HORECA doit au quotidien faire face à des charges fixes importantes,
Vu les mesures prises par le Gouvernement fédéral pour venir en aide à l’Horeca, suite à l’obligation de fermeture émise par le Conseil national de sécurité dans la lutte sur la pandémie du Covid-19,
Considérant qu’il s’agit, dans ce cadre, en grande partie, de reports et de facilités de paiement de dettes et de cotisations,
Considérant les mesures fiscales proposées par le Collège communal le 19 mars et le 2 avril,
Vu la nécessité, étant donné ce qui précède, de prendre des mesures spécifiques et structurelles en faveur du secteur pour assurer, lors de la relance des activités, la pérennité des acteurs économiques et le maintien de l’emploi,
Dès lors, le Conseil communal demande :
Au Gouvernement fédéral, l’instauration d’un taux réduit de TVA à 6 % pour soulager le secteur de l’Horeca, Hôtel – Restaurants – Cafés, comme l’ont déjà fait ou s’apprêtent à le faire certains états voisins membres de l’Union ;
Au Gouvernement fédéral, des mesures complémentaires et spécifiques relatives aux baux commerciaux ;
Au Gouvernement fédéral et wallon, l’octroi de facilités bancaires spécifiques pour faire face aux charges fixes qui pèsent sur le secteur en opérant une modification de la loi de garantie bancaire pour faire face aux charges fixes qui pèsent sur le secteur et assouplir les critères d’octroi de crédits temporaires pour les établissements qui ont un retard limité en paiement ONSS et qui peuvent prouver leur viabilité financière ;
Au Gouvernement wallon, de veiller à ce que le plan « Ré-Action » puisse être activé utilement pour les petites entreprises de l’Horeca. Ce genre d’aide doit être aisément accessible, et nécessiter le moins de démarches possibles ;
Au Gouvernement wallon, d’être attentif à inclure l’Horeca dans son plan « GET UP WALLONIA », dans les prochaines phases de son action ;
Au Gouvernement fédéral et wallon, des mesures spécifiques liées aux charges sur le travail et aux différentes aides à l’emploi et la formation afin de maintenir le taux d’emploi dans le secteur ;
Au Gouvernement fédéral et wallon, la prolongation de 6 mois du chômage économique ‘corona’ pour le secteur afin d’éviter les licenciements secs ainsi qu’une réduction de TVA temporaire via un crédit d’impôt dégressif sur une période à déterminer, à ajuster en fonction de la somme totale perdue à la suite de la crise ;
Au Gouvernement fédéral et wallon, d’entamer une réflexion sur les cotisations sociales, menant à de nouveaux reports, et éventuellement à certaines réductions temporaires ainsi qu’à la réduction automatique des primes d’assurance et des abonnements énergétiques pendant le confinement ;
Au Gouvernement fédéral, de soutenir le pouvoir d’achat des citoyens (avec une attention particulière pour les plus fragiles et les personnes touchées par la crise) et donc la demande intérieure. Ce soutien devrait être orienté de manière à favoriser notamment la dépense dans l’Horeca, et pourrait prendre la forme d’un « chèque pouvoir d’achat » ciblé.
Légendes :
Nous vous avions promis de vous tenir au courant de l’évolution du dossier « 5G » en Wallonie.
Ce 15 mai 2020, conformément à la Déclaration de Politique Régionale 2019-2024, une groupe d’experts va être mis en place en Wallonie pour étudier tous les aspects du déploiement de la 5G sur le territoire régionale.
Le Gouvernement wallon a mandaté ce groupe d’experts pluridisciplinaire pour une mission en deux phases :
La Wallonie entend défendre au niveau européen l’adoption d’une norme commune aux États membres relative à l’exposition aux ondes, qui soit compatible avec les recommandations de l’OMS et le respect du principe de précaution.
Beaucoup de questions sont posées aujourd’hui autour de la 5G. L’Agence du Numérique tient à jour sur le site www.digitalwallonia.be un dossier détaillé sur le déploiement de la 5G dans notre Région. Ce dossier relaie une série de sources de références objectives sur la question, sans prise de position. Il sera complété régulièrement par d’éventuelles nouvelles références. Voici le lien qui y mène : https://www.digitalwallonia.be/fr/publications/en-savoir-plus-sur-la-5g
Alors que la sortie de la crise sanitaire du Covid-19 commence à être maîtrisée, la crise économique que nous subissons n’en est qu’à ses débuts. La résilience de l’économie est aussi importante que sa productivité et sa compétitivité. Une transition écologique et sociale permettra d’éviter, de retarder ou d’atténuer les effets des crises futures. Le Résilience Management Group, composé de scientifiques et d’entrepreneur·e·s de la transition écologique, a élaboré un projet de plan de mesures pour aider les autorités à y parvenir : le plan ‘Sophia’.
Nous avons tous été affectés et déroutés par une situation sanitaire sans précédent dans notre pays. Nos comportements ont changé, par obligation et/ou par choix. Nous avons (re)pris conscience des choses essentielles, questionné nos modes de consommation et de production. Et nombreux sont celles et ceux qui ont ressenti le besoin de prendre part à des actions solidaires. C’est l’occasion d’assurer la rapide et nécessaire transition vers une économie inclusive, coopérative et circulaire. Une économie qui se développe en tenant compte des limites planétaires et des besoins des personnes les plus fragiles.
C’est dans cette perspective que plus de 100 scientifiques et 182 entreprises de la Coalition KAYA ont travaillé de manière collaborative afin de proposer un plan de transition pour notre pays. Ensemble, ils ont concilié la réflexion et l’expérience de terrain pour instaurer un plan contenant plus de 200 mesures réparties dans 15 domaines.
L’objectif ?
Enclencher immédiatement la transition vers une économie durable, pour éviter de nouvelles crises systémiques qui seraient inévitables si la relance se faisait à l’identique.
Des principes généraux et un plan de mesures thématiques
Les mesures du plan montrent la diversité et l’étendue des solutions qui orientent la transition. C’est la force d’un travail mené avec un collectif diversifié, chacun apportant une perception scientifique et/ou de terrain. Compte tenu des circonstances compliquant l’approche collective, de sa nature propre et du délai que nous nous sommes imposés, les personnes et les entreprises du Résilience Management Group soutiennent l’esprit général des mesures proposées,sans nécessairement en accepter chaque détail. Il s’agit de susciter le débat, certaines mesures pouvant bien sûr être davantage abouties. Il y a unanimité pour demander au Fédéral et aux Régions que la Belgique rejoigne immédiatement les États-membres qui soutiennent une mise en œuvre ambitieuse du programme législatif du ‘Green Deal’, qui vise entre autres à aligner la trajectoire de l’économie européenne avec l’objectif de neutralité carbone pour 2050.
Le plan établit certains principes généraux nécessaires pour déployer les mesures proposées :
Un plan de mesures structuré en 15 thèmes
Chaque ensemble de mesures thématiques a été élaboré par un groupe d’experts. Voici un aperçu des projets de mesures, à titre d’exemples :
Le projet de Plan ‘Sophia’, associé à l’image de la déesse grecque de la sagesse, a été élaboré par le Resilience Management Group , association temporaire d’académiques et d’entrepreneurs. La plupart de ces contributeurs soutiennent également d’autres initiatives nationales, qui réclament un changement de paradigme. Ils s’expriment à titre personnel et leurs opinions n’engagent pas les diverses organisations auxquelles ils sont liés
‘Membres’ contributeurs par ordre alphabétique : Quentin Antoine, Catherine Alexandre, Dr. Lucie Blondé, Philippe Baret, Tom Bauler, Hugues Bersini, Maryam Bigdeli, Philippe Bourdeau, Luc de Brabandere, Thierry Bréchet, Vincent Burnand-Galpin, Isabelle Cassiers, Martine Capron, Gauthier Chapelle, Cédric Chevalier, Bertrand Collignon, Arnaud Collignon, Pierre Courbe, Dr Yves Coppieters, Eric Corijn, Gaëtan Dartevelle, Xavier de Béthune, Alban de Kerckhove, Dr. Jan De Maeseneer, Philippe Destatte, Alexandre De Streel, Edouard Delruelle, Thibault de la Motte, Etienne de Callataÿ, Philippe Defeyt, Paul de Munck, Sabine Denis, Dr. Ri De Ridder, Olivier De Schutter, Pascal Durdu, Dr William Dhoore, Dr. Natalie Eggermont, Vincent Engel, Isabelle Ferreras, Francois Gemenne, Muriel Gerkens, Antoine Geerinckx, Michel Gevers, Thibaut Georgin, Luc Hens, Julie Hermesse, Dirk Holemans, Sevan Holemans, Brigitte Hudlot, Marek Hudon, Dirk Jacobs, Hervé Jeanmart Paul Jorion, Olivier Klein, Ilios Kotsou, Marc Labie, Laurence Lambert, Nicolas Lambert, Olivier Lefebvre, Marianne Lemineur, Laurent Lievens, Cathy Macharis, Kevin Maréchal, Bernard Mazijn, Sybille Mertens, Emmanuel Mossay, Sylvie Meekers, Yseult Navez, Mathieu Noirhomme, Dr Thomas Orban, Pierre Ozer, Dr. Jean Pauluis, Elisabeth Paul, Gunter Pauli, Jill Peeters, Alain Peeters, Andréa Rea, Annemie Schaus, Olivier Servais, Ignace Schops, Christophe Sempels, Véronique Tellier, Henry Tulkens, Raphaël Stevens, Xavier Thunis, Véronic Thirionet, Géraldine Thiry, Vincent Truyens, Françoise Tulkens, Dr Maye Vandenbussche, Leo Van Broeck, David Van Reybrouck, Philippe Van Parijs, Ariel Verbruggen, Sybille van den Hove, Dominique Vanpee, Dan Van Raemdonck, Pascal Vermeulen, Sara Vicca, Marjolein Visser, Thomas Wyns, Sébastien Yasse, Jean-Pascal van Ypersele, Grégoire Wallenborn, Romain Weikmans, Edwin Zaccai.
A propos de la coalition Kaya
Initiée par une cinquantaine d’entreprises en 2019, la coalition Kaya rassemble aujourd’hui 182 entreprises de la transition écologique, qui souhaitent instaurer un modèle économique respectueux des limites planétaires. Elles mènent leur action collective via leur Plaidoyer pour une économie régénérative, afin d’aider les politiques à faire face au défi climatique.
www.coalitionkaya.be
Les fédérations Inter-Environnement Wallonie et le Bond Beter Leefmilieu ont apporté leur expertise dans ce processus.
Article basé sur https://www.groupeone.be/wp-content/uploads/2020/05/DP_PLAN_SOPHIA-FR-1.pdf