Lettre ouverte d’un citoyen – Notre part d’humanité

Lettre ouverte d’un citoyen – Notre part d’humanité

Comme ce matin est apaisant. Les oiseaux, dans le jardin, gazouillent déjà, me rassurant sur mon sort. Je vis et je vais vivre tranquillement aujourd’hui.

Hier, j’ai téléphoné à mes proches, ils sont tous vivants, gais, presque insouciants.

Le jardin m’accueille pour mes exercices quotidiens, dans l’harmonie du soleil levant.

Le bruit lointain des camions secoue mes pensées. cet apaisement ne serait que factice, la vraie vie serait donc ailleurs, dans l’angoisse des nouvelles du jour.

Aujourd’hui, 9 avril 2020, la Belgique comptera peut-être 100 morts en plus : les courbes apparaîtront dans les journaux pour nous rassurer ou nous angoisser, nul ne le sait encore.

À chaque matin, une vision apocalyptique d’une réalité somme toute banale d’êtres humains qui vivent, qui souffrent, et au bout qui meurent.

 

C’est notre part d’humanité, me dis-je, nous devons vivre pour mourir un jour. Mais pas besoin de te lever tôt pour ces paroles de philosophe de comptoir, reprend tes exercices et le cours de ta vie, la lessive à pendre, la vaisselle à ranger. Vite, vite reprends toi, y a rien à dire, y a rien à faire, tu as la chance d’être bien, et profite tant que ça dure .

Pourtant, le matin, quand je me réveille tôt, c’est plus fort que moi, je pense à cette humanité que nous partageons sur terre avec les autres êtres vivants et inertes qui peuplent la planète.

 

Notre privilège d’être humain, avoir une pensée qui voyage, même dans un univers carcéral.

 

Ma pensée va vers cette femme qui souffre et lutte dans sa tête parce que son corps, lui, ne répond plus présent. Il lui reste la pensée pour serrer les coudes contre un inconnu qui l’assaille Je voudrais partager un moment avec elle, lui dire qu’il faut tenir, pour entendre le chant des oiseaux dans le jardin.

 

Je voudrais chanter doucement auprès de ces parents déchirés depuis le décès de leur enfant. Ils n’ont pas eu le temps de comprendre et de lui dire au revoir.  La mort, après tout, fait partie de la vie, c’est le commentaire sous-jacent même s’il n’est pas explicite dans nos journaux : un cas exceptionnel, une jeune personne contaminée à un mauvais moment pour elle, sans doute, un point sur la courbe des statistiques.

Nous devrions nous rassurer effectivement, car c’est une courbe des décès, plutôt normale, qui nous est présentée chaque jour.

Ma pensée s’approche doucement de ce vieux derrière sa fenêtre. Il est prisonnier parce qu’il est en bonne santé. Je lui prends virtuellement la main pour lui dire qu’il n’est pas seul, que nous sommes tous seuls mais sur le même bateau, qui ondule au gré des circonstances de la vie.

Ma balade se poursuit auprès de cet immeuble de 40 ou 50 étages où des familles vivent calfeutrées, où des personnes seules ont l’angoisse de la fin du mois, ou de la fin du confinement, quand l’argent manquera vraiment.

Je pense Dutronc : « C‘était un petit jardin avec une table et une chaise de jardin, avec deux arbres, un pommier, un sapin. »

Si, au moins, au sortir d’une période angoissante, c’est une vie moins stressante qu’on offrait aux jeunes qui cherchent des réponses, aux enfants qui ne demandent qu’à sourire à la vie.

Si notre part d’humanité nous obligeait à offrir à tous, un lieu de vie salubre et accueillant, des jardins pour sentir le printemps, des parcs, des bois pour se balader, philosopher ensemble sur le sens de la vie.

Si notre part d’humanité bannissait définitivement le mot business du vocabulaire universel humain et que l’activité économique ne soit plus un objectif en soi mais au service de nos vies.

 

Notre part d’humanité, ce partage de la terre, et une mort apaisée au milieu de ceux qu’on aime.

 

Marie-Christine Lefebvre

Lettre ouverte d’un citoyen

Lettre ouverte d’un citoyen

Parfois l’intuition vient te dire : “C’est le moment”.

Ça fait si longtemps que ces questions te turlupinent et tu voudrais tellement convaincre.

Mais voilà, tu ne sais comment faire. Et d’ailleurs, depuis tout ce temps, serais-tu encore capable de quoi que ce soit ? Capable de trouver les mots et puis, surtout, savoir à qui les adresser, pour qu’ils servent à quelque chose.

Pourtant, cette prise de parole semble tellement indispensable que tu t’étonnes de ne pas voir ton entourage aborder le sujet. Du coup, tu doutes de la pertinence de tes prémonitions et de l’urgence d’en faire état.

Tout cela est à la fois si urgent et si loin de la préoccupation commune…

 

Les gens vivent confinés depuis quelques semaines. La pandémie frappe partout. À la télé, les responsables disent que cela va mieux, qu’il faut maintenir le cap. Tu es d’accord. Tu te dis qu’après tout nous sommes en train de réapprendre ce que nous étions sur le point d’oublier : l’essentiel, vivre, aimer les gens, se nourrir, avoir un toit, se réjouir du temps qu’il fait, de la nature qui s’exprime, de ce calme revenu qui nourrit l’âme autant qu’il répare le corps.

Bientôt, nous dit-on, si nous sommes des citoyens “raisonnables”, tout redeviendra comme avant et surtout, surtout, l’économie repartira.

C’est à ne pas croire ! Vraiment ? L’économie, toute l’économie ? L’utile comme la futile ? La bénéfique comme la désastreuse ? Toute l’économie repartira ?

Maintenant que nous avons entrevu à quoi la mort planétaire pourrait bien ressembler, est-il vrai que nous n’aspirons qu’à une chose : surtout, surtout, relancer la grande frénésie mondiale ?

Tu te dis : “Est-il possible ? Nos décideurs, si volontaires, si sincèrement préoccupés du bien commun, peuvent-ils ne pas entrevoir que la crise du COVID-19 pourrait bien être l’ultime métaphore capable de nous inviter à prendre garde ?”
La crise si meurtrière que nous traversons, qui tue partout autour de nous, cette catastrophe planétaire n’est en fait que la préfiguration de ce qui ne manquera pas d’advenir si, comme avant le COVID-19, nous nous révélions incapables d’anticiper la suite de notre histoire.

Tu t’interroges : serais-tu le seul à entendre l’avertissement : la crise du COVID-19 n’est qu’une sorte d’avant-goût de l’énorme hécatombe que provoquera le fléau des dérèglements climatiques si nous ne tentons pas de les limiter ? Notre incrédulité face à la gravité de ce qui arrive aujourd’hui nous empêcherait-elle de voir le danger infiniment plus grand qui menace demain ? Qui, pour le coup, pourrait bien être irrémédiable…

Durant ces jours de confinement, nous avons appris à nous satisfaire de ce que nous avons. Comme Sylvain Tesson l’écrit : “Heureux qui se nourrit de ce qu’il voit par la fenêtre.” Cette philosophie de base vaut autant pour la satisfaction de l’estomac que pour le réconfort de l’esprit. Nous réapprenons à nous approvisionner chez les producteurs locaux, à redécouvrir ces endroits et ces gens qui sont notre “chez nous” et qui nous réconcilie avec nous-mêmes…

Pourquoi faudrait-il aller chercher ailleurs le bonheur qui déjà frappe à notre porte ? Pourquoi devrions-nous, maintenant que nous avons fait les premiers pas, abandonner notre marche vertueuse vers un bonheur plus partagé ? Faut-il vraiment remettre la machine dans cette vieille ornière où nous étions sur le point de nous embourber définitivement ?”

Les jours que nous vivons nous apprennent que le bon sens peut primer sur le calcul. Nous avons tous été heureux et rassurés de voir que l’avis des scientifiques pouvait prévaloir sur les considérations économiques. Surtout, surtout, continuons d’avancer dans cette voie.

L’adhésion générale montre que nous sommes capables de changer nos habitudes dès lors qu’il s’agit du bien commun. Surtout, surtout, chers décideurs, ne venez pas nous dire que vos recommandations n’étaient que provisoires. Ne venez pas nous convaincre que parce que les pertes deviennent supportables, nous serions autorisés à repartir du mauvais pied !

 

Chers gouvernants, vous vous êtes montrés déterminés, intransigeants. Comme vous avez bien fait ! Comme ce fut réconfortant de voir tous les citoyens vous suivre et accepter de s’adapter !

Ce qui est possible aujourd’hui, le sera encore demain. Ne nous renvoyez pas dans le monde d’avant, il n’était qu’illusion, qu’agitation, il était sans issue. Gardons le cap ! Les faits viennent de démontrer que l’économie n’était pas une science exacte et que ses règles n’étaient pas aussi incontournables qu’on avait voulu le faire croire. Poursuivons nos efforts ! La porte de sortie du confinement deviendra bientôt la porte triomphale d’entrée dans le monde d’après !

Bien sûr qu’il se fait temps, que pour recommencer à vivre chacun doit pouvoir remobiliser sa force de travail, sa réflexion, son savoir-faire, sa créativité. Bien sûr qu’il est temps que chacun récolte à nouveau les fruits de ses efforts, mais surtout, surtout, prenons soin de ne pas travailler contre nous-mêmes.

Écoutons les scientifiques ! Ceux qui se penchent sur la santé de notre planète ne sont pas moins légitimes que ceux qui se penchent sur l’état de nos poumons ! Ils sont vigilants, opiniâtres et courageux… comme les autres ! Maintenant que nous venons d’expérimenter qu’une attitude vertueuse n’est pas synonyme de misère et de désespoir appliquons-nous à remettre en route ce qui mérite d’être remis en route. Maintenant que nous avons vu le mal de près, abandonnons ce qui nous conduirait à une nouvelle crise, cette fois totalement incontrôlable.

Chers responsables, chers gouvernants, continuez courageusement à expliquer comment nous pouvons revenir à une belle et bonne vie. Continuez à promulguer les nouvelles règles de civisme, à encourager les bonnes initiatives en interdisant celles qui nuisent. Continuez à désigner les activités dangereuses, prédatrices, insoucieuses de l’avenir du vivant et à les interdire. Ne tremblez pas quand il s’agit de sanctionner  les contrevenants.

Faites cela “coûte que coûte”, comme vous avez résolu de le faire depuis quelques semaines.

Nous, de notre côté, nous vous suivrons. Mieux, nous vous aiderons ! La grande majorité d’entre nous est disposée à accepter cette nouvelle existence. Nous avons tant d’idées à concrétiser, tant d’activité à relocaliser, tant de nouvelles professions à inventer, à réapprendre, tant de gestes et d’activités à remettre sur le métier, et tout l’art, toute la création, toute la beauté du monde à mettre en scène…

Puisque le malheur qui a fait perdre tant d’emplois nous donne l’opportunité, au moment de la reprise, de nous reposer la question de leur utilité, de choisir de réactiver les emplois les plus utiles et de contester le maintien des plus futiles et des plus inutiles qui épuisent la planète et assujettissent les humains.

Vous verrez : il y en aura pour tout le monde et rien ne manquera…

C’est maintenant ou jamais, la porte s’est ouverte.

 

Parfois, l’intuition te dit : “C’est le moment !”

Au regard de l’énormité du projet, les mots te semblent minuscules et tu ne sais même pas où, ni à qui, ni comment les faire entendre…

Alors, tu les disperses autour de toi comme autant de bouteilles à la mer…

 

Daniel Barbez

5G à Tournai : où en sommes-nous ?

5G à Tournai : où en sommes-nous ?

Suite à l’annonce du déploiement de la 5G sur Tournai, Écolo a clairement exprimé son indignation sur la confiscation du débat sociétal nécessaire à cette nouvelle technologie.

Petit point sur la situation à l’heure actuelle.

  1. Le courrier envoyé par la Ville

La commune a bien écrit un courrier adressé aux instances régionale et fédérale. À ce jour, aucune réponse n’a été reçue. Ce sont des processus qui sont très longs. Si réponse il y a, bien sûr, nous vous en informerons.

  1. Interpellation de la ministre Céline Tellier

Du côté Écolo, voici la réponse de la ministre Céline Tellier au questionnement de notre député régional, Laurent Agache, réponse d’ailleurs diffusée par la ministre sur son compte.

La ministre confirme donc bien que rien n’est décidé à ce jour, et que ce qu’a fait Proximus n’est qu’un effet d’annonce.

Néanmoins, Christophe Clercy (notre député wallon de la région de Charleroi) a posé une question écrite à la ministre, qui lui permettra de bien clarifier sa position.

Laurent Agache nous transmettra sa réponse dès qu’il l’aura reçue.

  1. Consultation publique IBPT

Écolo Tournai a décidé de répondre à la consultation publique de l’IBPT pour marquer notre désaccord, et nous rejoignons l’avis d’Inter Environnement Bruxelles (https://www.ieb.be/La-consultation-publique-de-l-IBPT-visant-a-lancer-la-5G-en-Belgique-est)

Celui-ci est assez technique mais voici le courrier que nous avons envoyé :

[box]Positionnement d’Écolo Tournai sur le déploiement de la 5G

  • Considérant que pour contourner l’absence de gouvernement fédéral de plein exercice (et l’absence d’accord avec les Communautés), l’IBPT a dans sa communication du 28 janvier 2020 invité les opérateurs à se porter candidats à des droits d’utilisation provisoires pour un déploiement initial de la 5G en Belgique dans la bande 3600-3800 MHz, que le 23 mars, en plein confinement, il a annoncé une consultation publique devant s’achever le 21 avril et ensuite la prise des décisions individuelles d’octroi des licences provisoires pour le déploiement de la 5G au profit des cinq candidatures valablement reçues.
  • Considérant que cette procédure d’exception est critiquable au plan juridique et au plan de l’intérêt général.
  • Considérant en effet que la vente des licences aurait dû faire l’objet d’une procédure définie par Arrêtés royaux, ce qui avait d’ailleurs été initialement préparé.
  • Considérant que pour justifier cette procédure d’exception, l’IBPT s’est référé abusivement à l’article 22 de la loi du 13 juin 2005 relative aux communications électroniques, qu’en effet, si cet article prévoit qu’un opérateur peut obtenir un droit d’utilisation en dehors d’une procédure en cours, il n’autorise nullement l’IBPT à inviter les opérateurs à introduire leur candidature sur base d’une procédure qu’il crée à cette fin puis à accorder des licences provisoires.
  • Considérant que cette utilisation très élastique de la loi est d’autant plus critiquable que le gouvernement était en affaire courante et qu’il s’agit d’ouvrir de nouvelles bandes de fréquences et d’autoriser pour lancer la 5G la mise en œuvre d’un ensemble de nouvelles technologies pour lesquelles les informations manquent.
  • Considérant que l’enquête publique semble seulement avoir été diffusée via le site de l’IBPT, sans aucune publicité ou publication externe, sans information des communes ou de la population.
  • Considérant que cette enquête semble ne viser qu’un public d’initiés intéressés à l’octroi des licences et non le citoyen et que l’objectif principal de la consultation publique, le déploiement d’une première phase de 5G, ne figure ni dans l’annonce, ni dans l’intitulé des documents qui sont disponibles dans le cadre de cette consultation.
  • Considérant que les documents soumis à enquête publique sont difficilement accessibles et surtout ne fournissent pas les informations pertinentes dans le cadre de cette phase de déploiement de la 5G si ce n’est pour permettre aux opérateurs d’apporter des observations techniques aux projets de décisions individuelles.
  • Considérant qu’aucune évaluation des incidences n’a été réalisée concernant le déploiement de la 5G, ni au niveau européen, ni au niveau belge.
  • Considérant que selon le Conseil d’État l’acte qui définit le cadre dans lequel peut être autorisée la mise en œuvre d’activités à un endroit déterminé constitue un plan ou un programme au sens de la directive 2001/42/CE, que, dans ce sens, la procédure d’exception mise en œuvre par l’IBPT peut être vue comme un plan ou un programme, et qu’il s’ensuit  qu’une  évaluation  des  incidences  environnementales  et  une  consultation  du  public aurait dû être réalisée dès le départ.
  • Considérant que l’illégalité de la procédure et donc des futures décisions individuelles d’octroi des licences doit être prise en compte.
  • Considérant que l’IBPT est un organisme d’intérêt public dont une des missions est de « veiller aux intérêts des utilisateurs »
  • Considérant que le fait que l’IBPT n’est pas compétent en matière sanitaire et environnementale ne lui permet pas de déployer une nouvelle technologie sur une nouvelle bande de fréquences sans prendre en compte ces éléments et même en l’absence d’études sur les impacts.
  • Considérant que la Déclaration de Politique Régionale de Wallonie indique que « Les nouveaux déploiements technologiques en matière de transmission des données (5G et autres) se feront après évaluation sur le plan environnemental (dont impact sur la biodiversité et la faune), de la santé publique (en se basant notamment sur les études existantes qui analysent les incidences sur la santé des populations exposées), de l’efficacité économique, de la sécurité des données et de respect de la vie privée. La mise en œuvre de la 5G respectera les conditions du décret du 3 avril 2009 … », c’est-à-dire les normes actuelles.
  • Considérant que de nombreuses études mettent en lumière les impacts de la pollution électro-magnétique ou s’inquiètent des effets de la démultiplication de la densité de rayonnement qu’exigerait la 5G et de l’utilisation de nouvelles fréquences et de nouvelles technologies tant sur la santé humaine, la faune, la flore, les prévisions météorologiques ou les observations astronomiques.
  • Considérant la nécessité de débattre avant un développement massif de la 5G des choix de société tant en terme social, de droit à la vie privée, d’atteintes éventuelles aux libertés liées « au tout connecté », qu’en terme de mesures à prendre pour maîtriser les risques de cybercriminalité ou pour affronter les risques d’ingérence étrangères ou en terme de sobriété numérique pour limiter les impacts sur le climat, l’énergie et les ressources.
  • Considérant, pour ces raisons, que la procédure d’exception mise en œuvre par l’IBPT doit être arrêtée afin de donner le temps à une évaluation préalable approfondie et à un véritable débat démocratique.

 Écolo Tournai affirme avec fermeté que :

  • Dans ce contexte, nous affirmons notre opposition au déploiement de la 5G sur le territoire communal.
  • Nous déplorons le manque de publicité donné à cette enquête et l’absence de documentation pertinente nécessaire à toute enquête publique. Nous soulignons, en outre, que cette enquête de l’IBPT intervient à un moment où les efforts de chacun sont tournés entièrement vers la lutte contre le Covid-19 et que, dès lors, tant les citoyens que les autorités locales ne peuvent exprimer un avis fouillé et circonstancié.
  • Nous nous étonnons également de la procédure d’exception créée de toute pièce par l’IBPT qui ne lui paraît pas légale notamment au regard de l’interprétation extensive donnée à l’article 22 de la loi du 13 juin 2005, disposition qui ne peut être invoquée pour autoriser le déploiement de la 5G au travers de l’octroi de licences provisoires.
  • Nous nous inquiétons également de l’absence d’évaluation préalable des incidences qui aurait dû être organisée avant qu’un tel programme de développement de cette nouvelle technologie ne puisse être décidé.
  • Nous avons d’ailleurs pris connaissance de la déclaration de politique régionale wallonne 2019-2024, qui clairement fait part de sa volonté d’encadrer le déploiement de la 5G en la subordonnant à une évaluation stricte et rigoureuse sur le plan environnemental (dont l’impact sur la biodiversité et la faune), de la santé publique (en se basant notamment sur les études existantes qui analysent les incidences sur la santé des populations exposées), de l’efficacité économique, de la sécurité des données et de respect de la vie privée tout en prévoyant le respect des normes actuelles.

La démarche en cours ne nous semble pas compatible avec ces objectifs légitimes et les préoccupations majeures qu’ils sous-tendent et plus globalement avec l’intérêt général.

Dès lors, Écolo de Tournai vous demande d’acter cette position et d’arrêter la procédure en cours.[/box]

  1. Que peuvent faire les citoyens ?

N’importe qui, citoyens, institutions ou communes, peut s’adresser à l’IBPT à ce sujet jusqu’au 21 avril. Envoyez votre courrier à l’IBPT en joignant la couverture que vous trouverez sur le lien ci-dessous :

https://www.ibpt.be/file/cc73d96153bbd5448a56f19d925d05b1379c7f21/5d285289321fe2b2e24b3c26ae8111aa71a4f720/formulaire-de-couverture-a-joindre-a-la-reponse.pdf

  1. Mais encore ?

Si vous estimez que la 5G est une question sociétale majeure, n’hésitez surtout pas à interpeller tous les mouvements citoyens et autres partis politiques qui pourraient agir.

Revenu universel, allocation universelle, revenu pour tous, …

Revenu universel, allocation universelle, revenu pour tous, …

Le revenu de base revient de nouveau à la Une de l’actualité avec sa plus que probable mise en application en Espagne. Si l’idée générale est simple, son application donne lieu à de nombreux modèles. Et s’il est bien un élément sur lequel chacun semble se mettre d’accord à son propos, c’est que le sujet divise…

Aujourd’hui, nous vous proposons quelques explications et vous offrons la possibilité de commenter cet article pour y apporter votre point de vue ainsi que des références qui pourront permettre à chacun de se faire sa propre idée sur le sujet.

Le principe d’assurer un revenu à chacun, du jour de sa naissance jusqu’à celui de son décès, qu’il soit riche ou pauvre, n’est pas neuf : c’est l’idée du revenu de base. Pour l’anecdote, il est déjà évoqué en 1516 par Thomas More, qui imaginait une île où chacun serait assuré des moyens de sa subsistance sans avoir à dépendre de son travail ! Mais si le sujet ne date pas d’hier, il rebondit aujourd’hui avec une réelle intensité. En Belgique, les écologistes lui ont récemment consacré un Ecolab qui a réuni des chercheurs et des acteurs de terrain, mais également des représentants d’autres partis défendant des modèles plus ou moins éloignés de celui développé par l’économiste Philippe Defeyt.

Le revenu de base comme bras armé du capitalisme ?

Quand en 1962, l’économiste ultralibéral Milton Friedman esquisse l’idée d’un revenu de base sous forme d’un impôt négatif – une sorte de chèque distribué par l’État au-dessous d’un certain seuil de revenus –, il le conditionne à la disparition de toutes les autres prestations sociales. Dans la conception de l’économiste, le montant de l’impôt négatif doit être modeste, au risque d’inciter les gens à l’oisiveté. Pour la droite libérale, le revenu de base doit permettre sinon de démanteler, au minimum de circonscrire largement, l’État social.

Jouant un rôle de « cheval de Troie du libéralisme », le revenu de base a alors pour vocation de maintenir une cohésion minimale au sein de la société et, ce faisant, de permettre au capitalisme de prospérer à sa guise. Réduction des coûts sociaux et des cotisations, flexibilisation des conditions de travail, le revenu de base à la sauce libérale conduit une partie de la gauche à le redouter comme la peste.

Le plein emploi comme horizon ?

Certains parmi ceux-ci répondront donc qu’il est préférable de continuer à viser le plein emploi et un partage plus équitable des richesses et du travail. Dès le moment où le travail n’est plus la source de revenu unique, la crainte est forte de voir le rapport de force entre employeurs et employés diminuer en défaveur des ces derniers.

Tel un chat échaudé craignant l’eau froide, le spectacle du démantèlement, pierre après pierre, de l’édifice des solidarités mis en place dans l’après guerre pousse d’aucuns à prôner le statu quo face au rouleau-compresseur ultralibéral. La perspective d’une mesure qui a également ses adeptes dans le camp de la droite fait peur.

Ce point de vue est clairement exprimé par Sacha Dierckx, Docteur en sciences politiques à l’Université de Gand : « Un changement en politique exige en premier lieu un changement dans les rapports de force. Cela signifie renforcer les syndicats, les mouvements sociaux et les partis de gauche, l’action collective, la lutte sociale et la mobilisation ainsi que la politisation de problèmes dans les oppositions gauche-droite. Si ces rapports de force ne changent pas, le revenu de base risque d’être utilisé et exploité comme partie d’un projet de droite ».

Et pourtant, au-delà des craintes, légitimes, y a-t-il incompatibilité entre d’une part des objectifs maximalistes pour la protection sociale et la création d’emplois de qualité et d’autre part l’avènement d’un revenu de base ? Pour certains penseurs, c’est plutôt le contraire.

Le revenu de base comme outil d’émancipation

Notre modèle actuel de protection sociale a besoin d’une croissance économique forte pour se déployer totalement. Or, un haut niveau de croissance n’est plus une perspective économique crédible et pose par ailleurs de graves problèmes écologiques. Cette dépendance contemporaine de nos dispositifs économiques et sociaux au modèle du tout-à-la-croissance produit de fortes tensions qui ne se résorberont pas d’elles-mêmes avec un peu plus de compétitivité ou de production. En ce sens, pour les penseurs du post-productivisme (ou de la prospérité sans croissance), le revenu de base, assorti d’un partage du temps de travail, constitue une réponse pertinente au train fou de la croissance lancé dans le brouillard démocratique.

Un monde post-croissance ne signifie pourtant pas un monde sans initiative, comme le déclarait il y a peu Patrick Dupriez, ancien co-président d’Écolo : « Les personnes qui vont le plus bénéficier de ce revenu universel, ce sont aussi les entrepreneurs et les indépendants qui veulent se lancer mais qui doivent aujourd’hui travailler sans filet. On va libérer les initiatives et les énergies. Il faut bouger, oser le changement ».

Créer de la richesse tout en s’émancipant de la croissance et en luttant contre la pauvreté : le revenu de base pourrait être une solution à 360 degrés, « s’il s’articule avec le maintien des droits et une régulation forte du marché du travail », martèle Patrick (aujourd’hui président d’Etopia (le centre d’études du parti Écolo). Mais ne risque-t-il pas de déforcer les travailleurs au profit des employeurs ? Patrick Dupriez entend l’objection mais la réfute : « Au contraire, le revenu de base peut rendre du pouvoir de négociation aux individus, puisqu’une part de leur revenu primaire ne dépendrait alors plus de la décision de l’employeur ou des aléas du marché du travail ».

Force est de constater que, depuis maintenant 40 ans, nos gouvernements ont constamment promis le retour au plein-emploi, sans jamais y parvenir. En découplant l’emploi rémunéré de l’activité, le revenu de base pourrait nous permettre de sortir de la logique productiviste et faciliter la transition écologique.

Un revenu de base émancipateur

L’économiste et ancien Président du CPAS de Namur, Philippe Defeyt, a pensé un système complet de revenu de base. Chiffres à l’appui, il démontre que le revenu universel est finançable, socialement plus juste et qu’il libère l’initiative. Quelle est sa proposition ?

L’économiste suggère un revenu de 600 €/mois pour tout adulte, tout au long de sa vie, et de 300 €/mois pour chaque jeune de moins de 18 ans. Ce revenu de base est exonéré d’impôt et il est accordé de manière inconditionnelle : il constitue un droit personnel inaliénable, quels que soient les choix de vie privé et les autres revenus (ceux-ci n’induisent donc aucune perte du revenu de base). Ce revenu de base est systématiquement complété, soit par un revenu professionnel, soit par des allocations provenant de la Sécurité sociale quand un travailleur perd son emploi, tombe malade ou arrive à l’âge de la retraite. Pour assurer qu’un ménage dispose d’un revenu supérieur au seuil de pauvreté, le dispositif est éventuellement complété par une allocation d’insertion et, quand c’est nécessaire, par une allocation loyer. Ce qui revient à étendre à un plus grand nombre de personnes le bénéfice du logement social. Pour Philippe Defeyt, il s’agit, avec le revenu de base, de créer une sixième branche de la Sécurité sociale.

Et vous qu’en pensez-vous ?

 

Votre point de vue nous intéresse, alors n’hésitez pas, la section des commentaires vous attend ci-dessous !

 

 

Article adapté de https://ecolo.be/le-revenu-de-base-est-il-de-droite-de-gauche-ou/ (15 mais 2018)

Du nouveau à la Maison de l’Habitat !

Du nouveau à la Maison de l’Habitat !

La Maison de l’Habitat, mais qu’est-ce donc ?

Il s’agit d’un service communal créé en février 2018, à l’initiative de la Ville de Tournai, afin de développer les projets utiles en matière de logement à Tournai. Pour cela, les Services Logement et Urbanisme de la Ville collaborent activement avec divers acteurs locaux du logement : l’Agence Immobilière Sociale Tournai Logement, le Collectif « Droit au Logement pour tous » (DAL), le Logis Tournaisien, le Relais Social Urbain de Tournai et le CPAS.

Un accueil général d’information et d’orientation pour tous est proposé, ainsi que des permanences s’adressant principalement aux personnes en recherche de logements à louer ou déjà locataires.

Pour 2020, la Maison de l’Habitat et ses partenaires proposent une nouvelle offre de services à destination de publics divers.

Première action : le développement de l’offre de services pour les propriétaires bailleurs

Le parc locatif est constitué principalement de propriétaires privés, pour la plupart soucieux de mettre en location des logements de qualité aux habitants tournaisiens.

La Ville de Tournai désire les soutenir en développant leur information et leur accès à un accompagnement adapté.

En concertation avec ses partenaires et avec leur collaboration, la Maison de l’Habitat va proposer de nouveaux services dédiés à ces propriétaires.

1. Via des permanences

Le Guichet Énergie de la Région wallonne et l’Agence immobilière sociale Tournai Logement seront présents à la Maison de l’Habitat chaque 2ème jeudi du mois pour répondre aux questions.

  • L’Agence immobilière sociale Tournai  Logement propose aux propriétaires la gestion locative de leurs bien dès lors qu’ils répondent aux normes de salubrité de la Région wallonne. Elle permet également d’aider des propriétaires de logements inoccupés depuis un an dans la recherche de prêts et subsides pour la rénovation et la mise en location.
  • Le Guichet Énergie de la Région wallonne pourra conseiller le citoyen sur la gestion du bien en termes énergétiques ainsi que sur les aides diverses existantes en la matière.

Les deux services pourront être rencontrés le même jour au même endroit pour ceux qui le souhaitent.

2. Avec des ateliers thématiques

Les types de questions que peuvent se poser les propriétaires bailleurs sont multiples. Afin d’y répondre de la façon la plus efficace possible, des ateliers interactifs en groupes de taille limitée ont été programmés, animés par des spécialistes des questions abordées.

  • Le bail de résidence principale – lundi 30 mars
  • La colocation – lundi 27 avril
  • Les kots et le projet « Un Toit Deux Âges » – lundi 25 mai
  • La succession et la vente d’immeubles occupés – lundi 29 juin
  • Les logements inoccupés (règlementation, aides et mise en gestion) – lundi 7 septembre
  • Les normes de salubrité – lundi 26 octobre
  • Le permis d’urbanisme et le permis de location – lundi 30 novembre
  • Les primes d’habitation – mercredi 16 décembre

Ateliers spécifiquement pour les propriétaires bailleurs, de 14h à 16h, inscription via la Maison de l’Habitat (places limitées).

Deuxième action : des ateliers pédagogiques interactifs

En 2019, pour répondre à la demande d’un groupe de résidents d’une maison d’accueil, la Maison de l’Habitat a sollicité la collaboration de certains de ses partenaires. Il s’agissait de répondre à des questions que de nombreuses personnes se posent : les modalités de recherche et d’attribution, l’entretien, les questions sur les coûts énergétiques, les droits et les devoir ou des conseils pour de bons rapports avec son propriétaire et ses voisins.

Des ateliers animés ont alors été mis sur pied. Convaincu de l’intérêt de cette approche pédagogique pour un plus large public, le groupe de partenaires a complété le programme avec 6 nouveaux ateliers. Ceux-ci se veulent dynamiques et interactifs, et permettront au public de recueillir de multiples informations, de manière concrète, et de faire connaissance avec des services ressources.

Atelier 1 : « Portes ouvertes sur la recherche » – 1er avril
Vous avez des questions sur la recherche de logement ? Venez pousser les portes des différents services de la Maison de l’Habitat.

Atelier 2 : « Le système d’attribution d’un logement social » – 29 avril
Vous souhaitez comprendre comment est attribué un logement social en Région wallonne ? Venez participer à une simulation d’un comité d’attribution.

Atelier 3 : « Les bons réflexes pour bien se loger : de la visite à l’état des lieux d’entrée » – 6 mai
Vous souhaitez savoir sur quoi porter votre attention lors de la visite de logement et lors de la réalisation d’un état des lieux d’entrée ? Venez le découvrir en conditions réelles.

Atelier 4 : « Plusieurs clés pour de bons rapports avec votre propriétaire, votre locataire, vos voisins » – 19 mai
Vous louez un logement et vous désirez vivre en bonne entente avec vos voisins, votre locataire ou votre propriétaire ? Venez participer à plusieurs animations qui vous permettront de mieux connaître vos droits, vos devoirs et soigner votre communication.

Atelier 5 : « Des gestes éclairés pour économiser, ça c’est la clé. À partir d’aujourd’hui je me mets en mode économie d’énergie ! » – 5 juin
Vous en avez assez des factures d’énergie élevées ? Vous désirez mieux maîtriser vos consommations d’électricité, d’eau et de chauffage et éviter les phénomènes d’humidité ? Venez participer à des démonstrations pratiques et repartez avec un kit de matériel utile.

Atelier 6 : « Comprendre, maîtriser et assumer les coûts de l’énergie » – 19 juin
Amenez vos factures et venez découvrir comment mieux choisir vos fournisseurs, comment fonctionnent vos compteurs ainsi que diverses informations et aides utiles pour gérer les coûts de l’énergie.

Ateliers ouverts à tous, de 9h à 12h, inscription via la Maison de l’Habitat.

 

Conférence de presse du 09/03/20

 

Troisième action : les conférences Transition énergétique de la Ville

Ces conférences sont organisées par le Service Transition Énergétique et le Guichet Énergie de la Région wallonne. Elles se dérouleront à la Maison de l’Habitat et selon les thèmes s’adressent aux locataires et/ou aux propriétaires.

  • Les primes habitation – mercredi 18 mars
  • Le photovoltaïque – mercredi 20 mai
  • Maîtriser sa consommation électrique et choix d’un fournisseur – mercredi 23 septembre
  • Choisir son système de chauffage et de production d’eau chaude – mercredi 25 novembre

Conférences ouvertes à tous, à 18h, entrée libre (sans inscription préalable).

Intéressé(e) ? Toutes ces actions sont gratuites. Pour plus d’informations ou pour vous inscrire aux ateliers et/ou aux permanences, contactez la Maison de l’Habitat : sur place au 14 rue des Corriers, 7500 Tournai ou par téléphone au 069/33.24.51

Pour une égalité des femmes et des hommes dans la vie locale

Pour une égalité des femmes et des hommes dans la vie locale

« Je ne crois pas au hasard mais bien à la détermination de chacun et chacune pour que des rencontres, des initiatives et des projets puissent se réaliser.

C’est dans cet esprit que s’est élaboré le plan d’action « égalité homme/femme » faisant suite à la signature par le Conseil Communal de Tournai de la charte européenne égalité homme/femme en mars 2019. Je remercie l’ensemble des personnes qui ont participé à l’élaboration de celui-ci et plus particulièrement Donatienne Portugaels du mouvement pour l’égalité homme/femme. Et oui, dans la foulée de ma nomination en tant qu’Échevine de l’égalité des chances, je suis interpellée par le mouvement qui me propose un soutien à l’élaboration de ce plan d’actions. Une aubaine, une belle rencontre et un apport d’expertise important !

Les rencontres se sont enchaînées avec l’ensemble des acteurs locaux : Vie Féminine, Femmes Prévoyantes socialistes, Relais Social Urbain de Tournai et Service d’Aide à l’Intégration Sociale de la Ville de Tournai. C’est avec grand plaisir que, moins d’un an après la signature de la Charte, je vous présente un plan d’actions dont l’objectif est d’apporter une attention transversale et permanente sur la question du genre. Il n’est, à ce stade, pas question de mener des actions spécifiques qui nécessiteraient beaucoup de temps et d’énergie mais davantage d’avoir un questionnement spontané et de faire prendre conscience de constructions sociales à déconstruire pour lutter contre les discriminations faites aux femmes.

Par ailleurs, mon ambition est de continuer la réflexion avec l’ensemble des conseillers communaux qui ont marqué un intérêt particulier sur la question des violences faites aux femmes. Le sujet est tellement important qu’il est indispensable d’unir nos forces ! »

Conférence de presse du 06/03/20
« Pour une égalité des femmes et des hommes dans la vie locale »

Coralie LADAVID
Échevine en charge de l’égalité des chances

 

En bref

En mars dernier, le conseil communal de la Ville de Tournai décidait d’adhérer à la charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. Afin que la signature de cette charte ne devienne pas lettre morte, Mme la première Échevine Coralie Ladavid décidait de lancer un plan d’actions sur le thème de l’égalité des femmes et des hommes. Pour élaborer ce plan, elle commença par rassembler différents acteurs : des représentants de Vie féminine, des Femmes prévoyantes socialistes, du Mouvement pour l’égalité entre hommes et femmes, de l’ASBL L’Étape, du Relais social urbain de Tournai, du SAIS, ainsi qu’une agente communale en charge de l’égalité homme-femme.

Le plan qui fut ensuite élaboré et approuvé par le Collège communal fixe six objectifs principaux, à savoir :

  1. La création d’une commission communale consultative de l’égalité entre les femmes et les hommes ;
  2. Au niveau de l’enseignement : agir sur le genre comme facteur de violences, soutenir le personnel scolaire et l’outiller ;
  3. L’habitat comme moyen pour éviter les violences (hébergement de transit) ;
  4. L’analyse genrée des besoins et usages, pour la création/ la rénovation/ l’aménagement d’espaces publics ;
  5. La sensibilisation et collaboration de la zone de police ;
  6. L’adaptation des formulaires de demandes de subsides afin de sensibiliser les candidat.e.s à une utilisation égalitaire des sommes reçues pour leurs projets.

Chacun de ces objectifs est décliné en objectifs opérationnels.

Afin de s’assurer du travail mis en œuvre pour parvenir à ces objectifs, un suivi régulier et des évaluations continues seront organisées jusqu’en 2022, date de l’évaluation globale du plan d’actions. Ce suivi et ces évaluations permettront d’adapter le plan si nécessaire. À l’issue de l’évaluation finale en 2022, de nouveaux objectifs pourront être fixés afin de poursuivre le travail.

 

Plan d’action de la Ville de Tournai pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale

Ce plan a été présenté et adopté en séance du collège communal du 20 février 2020.

 

Objectif 1 : établir une commission communale consultative de l’égalité entre les femmes et les hommes
Afin de faire de l’égalité femme-homme une thématique transversale et importante, la Ville de Tournai se dotera d’une commission communale consultative. Cette commission se réunira tous les trois mois au moins et ponctuellement suivant les besoins. Elle aura pour mission de remettre des avis et de concrétiser le plan d’action.
Ses membres :

  • ASBL Mouvement pour l’égalité entre les femmes et les hommes
  • Femmes prévoyantes socialistes Wallonie Picarde
  • Vie féminine
  • L’Étape ASBL
  • Relais social urbain Tournai
  • SAIS
  • Une agente communale
  • L’échevin.e en charge et son.sa collaborateur.trice

 

Objectif 2 : enseignement – agir sur le genre comme facteur de violences, soutenir le personnel scolaire et l’outiller
Les stéréotypes de genre s’ancrent dès le plus jeune âge et avec eux la légitimation des violences sexistes et/ou sexuelles. Il est important d’agir dès l’école fondamentale. Malheureusement, dans les écoles, les mineur.es victimes ou témoins de violences sexistes et/ou sexuelles n’ont souvent personne à qui se confier. Les enseignant.e.s qui sont confronté.es à des phénomènes de violence sont généralement peu informé.es sur les rapports sociaux de sexe qui les sous tendent.
Pour améliorer cette situation, il est prévu de :

  • Établir un état des lieux des problèmes de violence genrée dans les écoles communales fondamentales ;
  • proposer, à partir de l’état des lieux, des ateliers et/ou journées pédagogiques en lien direct avec les besoins identifiés ;
  • poursuivre la sensibilisation de façon indirecte des directions et enseignant.e.s à travers l’envoi de courrier et de capsules vidéos ;
  • inclure une approche genrée dans l’aménagement des cours de récréation des écoles communales lors de leur réfection.

 

Objectif 3 : l’habitat comme moyen pour éviter les violences (hébergement de transit)
La problématique du « mal logement » est profondément sexuée. Les femmes subissent plus que les hommes la crise de l’habitat en Belgique, tout simplement parce qu’elles sont davantage exposées à la précarité matérielle que les hommes, mais aussi dans les cas de violences conjugales.
Deux objectifs opérationnels sont définis :

  • Développer deux logements de transit à caractère modulable et collectif pour y accueillir des femmes victimes de violence avec ou sans enfants;
  • Informer la zone de police et la zone de secours de l’existence de ces logements et de la procédure à suivre pour y avoir accès 24h/24 7J/7 (affiches, dépliants, numéro d’urgence sociale, etc.).

 

Objectif 4 : analyse genrée des besoins et usages, pour la création/rénovation/l’aménagement d’espaces publics
Notre société est, qu’on le veuille ou non, encore largement déterminée par le genre. Les femmes et les hommes n’exercent pas le même type de travail et surtout, les femmes restent, en majorité, en charge de la cellule familiale. Ce sont souvent elles qui conduisent et vont chercher les enfants à la crèche, à l’école, à leurs centres de loisirs, etc. Ce sont également elles qui s’occupent plutôt des courses. Leurs besoins de mobilité ne sont donc pas les mêmes que ceux des hommes qui n’ont, pour la plupart, pour seul déplacement, que celui « domicile-travail ». Il est donc important de développer des actions concrètes facilitant la mobilité des femmes et favorisant l’égalité des femmes et des hommes.
Concrètement, la Ville va :

  • Intégrer la question du genre lors de développement de grand projets d’aménagement opérationnel ou projets urbanistiques avec aménagement de l’espace public ;
  • Établir une grille de points d’attention liés à l’égalité entre les femmes et les hommes permettant de servir de base d’analyse pour le service développement et aménagement du territoire dans le cadre de ces grands projets ;
  • Établir une procédure de demande d’avis à la commission consultative de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le cadre de ces grands projets ;
  • Sensibiliser le personnel des services voiries et urbanisme à la problématique du genre dans l’aménagement de l’espace public par le biais de marches exploratoires.

 

Objectif 5 : sensibilisation et collaboration de la zone de police
Lorsque les femmes font face à un problème de violence, elles sont alors souvent en contact avec la police. Celle-ci est chargée de recueillir les plaintes. Elle est aussi amenée à orienter les femmes vers des services d’aide de divers ordres. Ce contact avec la police se doit de se dérouler dans des conditions optimales. En effet, la démarche de se rendre à la police n’est pas une chose aisée pour ces femmes. Il est donc primordial qu’elles y reçoivent un bon accueil. La police doit donc faire preuve d’écoute, de compréhension, d’empathie et être rassurante.

Ce plan va :

  • proposer la signature par la police de la charte de l’égalité entre les femmes et les hommes, de l’égalité des chances et de la diversité ;
  • rétablir la confiance entre les associations travaillant avec des femmes victimes de violence et les personnes responsables de l’assistance aux victimes par le biais de rencontres et de l’établissement d’une procédure de collaboration entre ces acteurs ;
  • sur base de l’établissement d’une relation de confiance, établir une procédure de collaboration entre les acteurs.

 

Objectif 6 : adaptation des formulaires de demandes de subsides afin de sensibiliser les candidat.e.s à une utilisation égalitaire des sommes reçues pour leurs projets
La Ville a la possibilité de favoriser l’émergence de comportements égalitaires dans les organismes qu’elle subsidie, en apportant une attention à l’égalité des genres lors de l’octroi des subsides.
Il a été décidé de modifier les formulaires types que la Ville utilise avec les organismes qu’elle subsidie afin de promouvoir l’égalité des femmes et des hommes.

Motion violence faite aux femmes déposée par Beatriz DEI CAS et Virginie LOLLIOT

Motion violence faite aux femmes déposée par Beatriz DEI CAS et Virginie LOLLIOT

Faisant écho à la manifestation contre les violences faites aux femmes qui a rassemblé plus de 10.000 personnes à Bruxelles le 24 novembre 2019 et dans la perspective du la Journée Internationale pour les Droits des Femmes le 8 mars prochain, la ville de Tournai s’engage dans la lutte contre les violences et discriminations à l’égard des femmes en mettant en application la convention d’Istanbul.
Comment ? Avec :
1/ l’adoption de cette motion et sa mise en application,
2/ la mise en place d’un espace de réflexion pour rendre opérationnelle la convention d’Istanbul au niveau local,
3/ des actions dans le milieu de l’enseignement pour prévenir au plus tôt contre les dérives discriminatoires à l’égard des femmes,
4/ un travail sur l’offre de logement spécifique à l’attention des femmes victimes de violences conjugales ou intra familiales,
5/ une demande à la zone de police qu’une attention spécifique soit donnée aux faits de violences à l’égard des femmes.

Cette motion engage Tournai dans la lutte contre les violences et discriminations à l’égard des femmes et reconnait le féminicide.
Considérant qu’il est important de donner un signal fort, la Ville de Tournai entend s’inscrire pleinement dans la lutte contre les violences et discriminations à l’égard des femmes en participant activement à l’application de la convention d’Istanbul.
Un plan d’action est en cours d’élaboration suite à l’adoption de la charte égalité hommes femmes par la Ville de Tournai. Ce plan d’action est co-construit avec les associations locales et le mouvement pour l’égalité hommes/femmes.

Ce plan d’action vise notamment des actions sur l’enseignement, sur l’habitat comme moyen pour éviter les violences, et un travail d’analyse genrée des besoins et usages, pour la création/rénovation/l’aménagement d’espaces publics.

La Convention d’Istanbul définit la violence à l’égard des femmes comme une violation des droits humains et une discrimination de genre.
Cette Convention d’Istanbul établit clairement le lien entre d’un côté la société patriarcale et les inégalités de genre qui en sont induites, et de l’autre les violences dont les femmes sont victimes.
La violence à l’égard des femmes et des filles constitue aujourd’hui selon l’ONU « l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde ».
En Belgique, selon les recensements associatifs, il y a eu 40 féminicides en 2017, 37 féminicides en 2018 et 23 féminicides pour 2019. Le féminicide n’est toujours pas reconnu dans le code pénal belge malgré des demandes répétées des associations de lutte contre les violences faites aux femmes.
En 2018, plus de 9000 appels ont été traités par la plateforme « Écoute violences conjugales » ; de nombreux cas de violences ne se retrouvent pas dans les statistiques par manque de plainte.
Le harcèlement touche bien plus les filles que les garçons : un sondage commandé par Plan international Belgique montre que le harcèlement sexiste concerne 91% des filles sondées contre 28% de garçons.
De manière générale, tous les cas de violences faites aux femmes ne se retrouvent pas dans les statistiques officielles belges en raison d’une faible reportabilité pour ce type d’agressions et/ou crimes (peu de plaintes officielles.
Considérant que la Ville de Tournai n’est pas épargnée par les violences et discriminations à l’égard des femmes et des filles et que le harcèlement scolaire n’épargne aucune école ;
Le Conseil communal de Tournai a décidé :
D’ADOPTER la motion engageant Tournai dans la lutte contre les violences et discriminations à l’égard des femmes et des filles et reconnaissant le féminicide ;
DE PRENDRE la résolution ferme de lutter contre les violences et discriminations à l’égard des femmes et des filles sur le territoire communal ;
DE FAIRE de la lutte contre les violences et discriminations une priorité pour notre commune;
DE METTRE sur pied un espace de réflexion en collaboration avec le SAIS dont la mission principale sera de penser à l’opérationnalisation au niveau local de la convention d’Istanbul ;
D’AGIR sur le genre comme facteur de violences dans le milieu scolaire ;
DE SOUTENIR le personnel scolaire confronté à des phénomènes de violence et de l’outiller sur les rapports sociaux de sexe qui les sous-tendent ;
DE SOUTENIR le travail des maisons d’accueil pour améliorer la prise en charge spécifique des victimes de violences et encourager l’augmentation d’hébergements d’urgence et de logement de transit à destination des victimes;
DE DEMANDER à notre zone de Police de travailler sur l’application de la convention d’Istanbul ;
DE DEMANDER à notre zone de Police d’accorder une attention particulière aux faits de violence à l’égard des femmes, d’assurer le suivi effectif des plaintes en la matière conformément à la politique de tolérance zéro et d’insister sur l’indispensable formation des agents de police à un accueil de qualité en étant particulièrement attentif à la prise en charge des victimes de violences conjugales, familiales et/ou sexuelles ;
DE DEMANDER au futur gouvernement fédéral de mettre en oeuvre la convention d’Istanbul ;
D’INVITER le Parlement fédéral à adopter rapidement un arsenal juridique ambitieux de lutte contre les violences faites aux femmes et à reconnaître le féminicide dans le code pénal ;
DE TRANSMETTRE la présente motion au Parlement Fédéral, au Parlement Régional Bruxellois, au Parlement Flamand, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, au Premier Ministre, au Ministre de la Justice, au Ministre Président Bruxellois, à la Secrétaire d’Etat bruxelloise à l’Égalité des chances, au Ministre Président de la Fédération Wallonie Bruxelles, à la Ministre des Droits des Femmes, aux Collège et Conseil de notre zone de Police.

Écolo Tournai se choisit une nouvelle équipe

Écolo Tournai se choisit une nouvelle équipe

Ce jeudi 12 décembre, les membres Ecolo de Tournai se sont choisi un nouveau Secrétariat Local pour 2 ans (2020-2021). Cette équipe dynamique, aux compétences complémentaires, est emmenée par les nouveaux Co-Présidents Chantal Casterman et Stéphane Thys.

« Après une période intensive de campagnes électorales, nous souhaitons redonner la place aux membres et aux sympathisants au sein du parti. » confient les Co-Présidents. « Nous continuerons à créer, avec eux, des groupes de réflexion sur des thématiques diverses qui intéressent les citoyens du Tournaisis et à aller à la rencontre de la Société civile. »

Le nouveau Secrétariat Local a présenté ses grandes priorités pour leur mandat : créer un espace convivial propice à la réflexion et au débat, organiser des évènements citoyens et offrir des formations à ses membres.

Cette nouvelle équipe, tout comme ses trois échevin.e.s (Coralie Ladavid, Caroline Mitri et Jean-François Letulle), ses conseillers communaux et CPAS, compte jouer la carte de la transversalité et s’appuiera sur les bases qui ont mené Écolo en majorité : l’écoute de ses concitoyens et la démocratie participative.

De gauche à droite : Stéphane Thys (Co-Président), Laura Canoo-Michel (Secrétaire), Christine Denayer (Trésorière), Denis Smets (Animation-Formation), Chantal Casterman (Co-Présidente) et Frédéric Deconinck (Communication).

Lien presse : https://www.dhnet.be/regions/tournai-ath-mouscron/un-nouveau-secretariat-local-chez-ecolo-tournai-5e03ab5fd8ad58130df672ff

https://m.lavenir.net/cnt/dmf20191227_01425034/nouvelle-equipe-pour-ecolo-tournai?goto=%2fcnt%2fdmf20191227_01425034%2fnouvelle-equipe-pour-ecolo-tournai

Budget 2020 : En route vers la transition écologique !

Budget 2020 : En route vers la transition écologique !

L’équipe d’Écolo Tournai tient à saluer ce budget 2020 pour 2 raisons principales qui nous tiennent à cœur. La première est que ce budget reflète une volonté du collège de construire des projets dans la durée pour Tournai et ses villages. La seconde est que ce travail a pu être fait dans un soucis de transversalité entre les différents échevinats et en réponse aux besoins identifiés par l’administration.

 

Voici 8 points, non exhaustifs, qui pour nous, écologistes, vont au-delà du symbole ou du « greenwashing ». Nous sommes collectivement en route pour la transition écologique :

 

1) Un budget de 830.000€ pour diminuer les consommations d’énergie. Exemples :

  • Remplacement et mise en conformité de chaufferies dans les écoles et bâtiments communaux.
  • Remplacement de l’éclairage public avec des LED, qui permettra de réduire les dépenses d’énergie d’1/3.
  • Installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments communaux.

 

2) En plus de cela, 910 000€ seront dédiés aux travaux dans les écoles communales pour la mise en conformité des installations électriques et de chauffage, mais aussi des travaux d’isolation (remplacement de châssis et réfection de toitures). Des aménagements aux abords des écoles sont également prévus, pour la sécurité de nos enfants et de nos concitoyens.

 

3) Pour la mobilité, renforcement de l’équipe avec l’engagement d’un temps plein. En plus de cela :

  • 150 000€ pour les « points noirs » : réparations de voirie, abaissement de bordures pour une meilleure accessibilité des PMR, continuité des pistes cyclables, …
  • 175 000€ pour favoriser les modes doux et les transports en commun en ville et dans les trajets domicile-travail vers le zoning de Tournai Ouest. Installation de parkings pour vélos sécurisés, nouveaux arrêts de bus dans le zoning, mais aussi des stationnements sécurisés pour les vélos dans les parkings de persuasion afin d’inciter les gens à parcourir le « dernier km à vélo » et éviter l’encombrement automobile en ville.
  • 250 000€ pour l’aménagement d’une voirie réservée aux modes doux sur la Chaussée Romaine, et poursuivre la construction d’une « boucle cycliste » près de la ville donnant accès aux villages.
  • 30 000€ récurrents pour l’installation de garages à vélos urbains.
  • 350 000€ pour une piste cyclable à double sens au quai des Vicinaux. Elle favorisera les trajets entre Kain et le centre-ville, désengorgera le Viaduc et favorisera le changement des habitues en toute sécurité.

 

4) Côté logement sera initié l’observatoire de l’Habitat à Tournai, en lien avec l’observatoire Wallon. 790 000€ seront dégagés pour notamment :

  • Lancer une étude spécifique sur les loyers. Cela permettra d’avoir un état des lieux sur les loyers pratiqués, pour orienter la politique de logement.
  • Engager une autre étude sur les logements inoccupés, afin d’établir un listing plus exhaustif de ces logements et de mieux appréhender les causes de l’inoccupation pour mettre en œuvre les actions incitatives auprès des propriétaires.
  • 40 000€ seront prévus pour l’Agence Immobilière Sociale.

 

5) Pour le commerce et l’attractivité du centre-ville, 90 000€ pour :

  • Démarrer une étude sur les marchés de la ville.
  • Lancer une étude sur le schéma de développement du commerce pour valoriser les secteurs commerçants.
  • Amorcer l’installation de mobilier urbain dynamique dans les quartiers commerçants.

 

6) Pour la participation citoyenne, engagement d’un temps plein supplémentaire. Par ailleurs, 200 000€ afin de :

  • Poursuivre les actions menées par les habitants grâce au budget participatif.
  • Lancer le projet de la Plaine des manœuvres en lien avec les habitants.
  • Créer une plateforme qui maintiendra le lien avec les habitants au-delà des rencontres de terrain.
  • Prévoir la retransmission du Conseil Communal en direct, et ainsi offrir une meilleure transparence.

 

7) En matière d’environnement, engagement d’un temps plein pour étoffer l’équipe sur le défi « Famille Zéro Déchets ». Et 288 000€ sont prévus pour des actions concrètes comme :

  • L’installation de fontaines d’eau potable en centre-ville.
  • L’acquisition et le remplacement de poubelles publiques avec des cendriers.
  • Le maillage des voies vertes, pour faire la promotion des sentiers à la fois pour les promeneurs mais aussi pour une utilisation quotidienne.

Dans ce budget on prévoit aussi :

  • Une étude pour l’installation d’un hall-relais agricole en ville, en lien avec la ceinture alimentaire, qui sera le trait d’union entre agriculteurs et consommateurs.
  • La labellisation « Cimetière Nature ».
  • Et des moyens pour le défi « Famille Zéro Déchets » pour une véritable démarche innovante sur ce sujet.

 

8) Enfin, pour la solidarité internationale, le plan d’embauche prévoit l’engagement d’un mi-temps pour marquer les actions dans la durée. De plus, un budget de 35 000€ est prévu dans la Convention de partenariat entre la Maison Internationale et la Ville de Tournai.

 

En conclusion

 

Ce budget reflète la confiance qui s’est tissée en 1 an entre les partenaires de notre majorité. Il amorce une vision de l’évolution de Tournai à long terme, sortant de la logique traditionnelle des budgets montés pour la durée d’une législature. Nos actions seront ancrées dans la durée.

 

 

Tiré de l’intervention de Beatriz Dei Cas, Cheffe de groupe Écolo Tournai, lors du Conseil Communal de ce lundi 16 décembre 2019.

Mobilité douce : et hop, une nouvelle jonction !

Mobilité douce : et hop, une nouvelle jonction !

Un nouveau tronçon cyclable va être construite dans le courant de l’année 2020 du côté occidental de la cité, entre la chaussée de Douai et la chaussée de Lille, sur la chaussée Romaine en l’occurrence. Ce vieux chemin interdit à la circulation automobile sera aménagé de la même manière que le chemin des Peupliers entre la chaussée de Lille (en face du magasin Oh Green) et l’avenue des Peupliers à l’entrée du quartier Beau Séjour: deux bandes bétonnées séparées par une bande de terre.

Introduit par l’échevin de la mobilité, Jean-François Letulle, après concertation avec la commission cycliste, le projet a pu obtenir un financement. « La ville a en effet pu obtenir une queue de budget de la Région Wallonne pour réaliser cette voie réservée entre la chaussée de Douai et le Vieux chemin de Bouvignes (NDLR: la dernière portion, le chemin Vert jusqu’à la chaussée de Lille, restera accessible aux véhicules automobiles) », indique Jean-François Letulle, l’échevin tournaisien de la mobilité. « Ce nouveau tronçon réservé exclusivement à la mobilité douce, avoisinant les 800 mètres, est intéressant parce qu’il élargit ce qui commence à constituer une vraie ceinture autour de la ville».

Article complet à retrouver sur : https://www.lavenir.net/cnt/dmf20191204_01416165/a-bicyclette-entre-deux-chaussees?fbclid=IwAR1CGM3BrKs6EMgw-YHaukyea9SKyYgvqVyOHKlWYfDhPBTqa6ARdKFZh3E

Composition du Conseil communal 2018-2024

Composition du Conseil communal 2018-2024

Le Conseil communal est l’organe législatif représentatif de la population de la commune. Il est constitué du bourgmestre, des échevin.e.s et des conseiller.ère.s communaux, lesquels sont élus pour une durée de 6 ans par les citoyens lors des élections communales. Cette assemblée varie de 7 à 55 membres selon le nombre d’habitants de la commune.

Le Conseil communal de Tournai de la législature 2018-2024 est composé du bourgmestre, de sept échevin.e.s, de la présidente du CPAS et de 30 conseiller.ère.s communaux.

Bourgmestre, échevins et présidente du CPAS
Monsieur Paul-Olivier DELANNOIS, bourgmestre (PS)
Madame Coralie LADAVID, première échevine (ECOLO)
Monsieur Vincent BRAECKELAERE, 2e échevin (PS)
Monsieur Philippe ROBERT, 3e échevin (PS)
Madame Caroline MITRI, 4e échevine (ECOLO)
Monsieur Jean-François LETULLE, 5e échevin (ECOLO)
Madame Sylvie LIÉTAR, 6e échevine (PS)
Madame Laurence BARBAIX, 7e échevine (PS)
Madame Laetitia LIÉNARD, Présidente du CPAS (PS)

Conseillers communaux
Monsieur Jean-Marie VANDENBERGHE, Conseiller communal (ENSEMBLE), email jean-marie.vandenberghe@tournai.be
Madame Marie Christine MARGHEM, Conseillère communale (MR), email marie-christine.marghem@tournai.be
Monsieur Robert DELVIGNE, Conseiller communal (MR), email robert.delvigne@tournai.be
Monsieur Jean-Louis VIEREN, Conseiller communal (MR), email jean-louis.vieren@tournai.be
Madame Ludivine DEDONDER, Conseillère communale (PS), email ludivine.dedonder@tournai.be
Monsieur Benoit MAT, Conseiller communal (MR), email benoit.mat@tournai.be
Monsieur Didier SMETTE, Conseiller communal (PS), email didier.smette@tournai.be
Monsieur Rudy DEMOTTE, Conseiller communal (PS), email rudy.demotte@tournai.be
Monsieur Armand BOITE, Conseiller communal (MR), email armand.boite@tournai.be
Monsieur Emmanuel VANDECAVEYE, Conseiller communal (MR), email emmanuel.vandecaveye@tournai.be
Monsieur Brieuc LAVALLEE, Conseiller communal (MR), email brieuc.lavallee@tournai.be
Monsieur Xavier DECALUWE, Conseiller communal (ECOLO), xavier.decaluwe@tournai.be
Monsieur Louis COUSAERT, Conseiller communal (PS), louis.cousaert@tournai.be
Monsieur Simon LECONTE, Conseiller communal (MR), simon.leconte@tournai.be
Monsieur Benjamin BROTCORNE, Conseiller communal (ENSEMBLE), email benjamin.brotcorne@tournai.be
Monsieur Vincent LUCAS, Conseiller communal (MR), email vincent.lucas@tournai.be
Monsieur Jean-Michel VANDECAUTER, Conseiller communal (ENSEMBLE), email jean-michel.vandecauter@tournai.be
Monsieur Guillaume SANDERS, Conseiller communal (MR), email guillaume.sanders@tournai.be
Monsieur Laurent AGACHE, Conseiller communal (ECOLO), email laurent.agache@tournai.be
Monsieur Gregory DINOIR, Conseiller communal (PS), email gregory.dinoir@tournai.be
Monsieur Benoit DOCHY, Conseiller communal (ECOLO), email benoit.dochy@tournai.be
Madame Léa BRULÉ, Conseillère communale (ENSEMBLE), email lea.brule@tournai.be
Madame Béatriz DEI CAS, Conseillère communale (ECOLO), email beatriz.deicas@tournai.be
Madame Elise NEIRYNCK, Conseillère communale (ENSEMBLE), email elise.neirynck@tournai.be
Monsieur Gwenaël VANZEVEREN, Conseiller communal (PS), email gwenael.vanzeveren@tournai.be
Madame Virginie LOLLIOT, Conseillère communale (PS), email virginie.lolliot@tournai.be
Monsieur Vincent DELRUE, Conseiller communal (PS), email vincent.delrue@tournai.be
Madame Dominique MARTIN, Conseillère communale (PTB), email dominique.martin@tournai.be
Madame Annick BRATUN, Conseillère communale (PS), email annick.bratun@tournai.be
Madame Loïs PETIT, Conseillère communale (PS), email lois.petit@tournai.be

Réunion participative ce 28/11 à Froidmont. Au menu : le Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN)

Réunion participative ce 28/11 à Froidmont. Au menu : le Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN)

« Une réunion motivante, permettant de renouer avec cette dynamique ; celle de l’élaboration du Programme communal de développement de la nature. Excellente animation et démarche participative. Le nouveau contexte permet d’augurer de belles années constructives. D’autres réunions seront organisées avec régularité en 2020 » Benoît Dochy, conseiller communal Écolo

Pour en savoir plus sur ce qu’est le PCDN : https://www.tournai.be/vie-politique/plans-communaux-de-developpement/plan-communal-de-developpement-de-la-nature-pcdn.html?fbclid=IwAR0IS2M-tGRp4M-0nrSCM1ng06lpz2IR7F3lNj2Q6K500wOoUP7cNucoehk

Projet Créafarm, ou comment attirer de nouveaux maraîchers bio à Tournai

Ce mardi 26 novembre, la ville de Tournai en partenariat avec la ceinture alimentaire du Tournaisis, lance un appel à projet intitulé « Créafarm Tournai ».
Objectif ? Faciliter l’accès à la terre pour ceux qui entreprennent dans le maraîchage bio.

Quand on sait qu’en Belgique un hectare de terres agricoles tourne autour des 50 000€ et que le salaire moyen brut d’un agriculteur est de 15 000 € par an, soit moins de 4 € de l’heure, on comprend pourquoi il est très difficile pour les personnes qui le souhaitent d’avoir accès à la terre.

C’est suite à ce constat que ce collectif de paysans et citoyens, conjointement à la Ville de Tournai, à l’initiative de Caroline Mitri (Écolo), échevine de l’Environnement, ont décidé de lancer un appel à projet intitulé Créafarm Tournai.

« Dans notre région, le prix des terres agricoles est proche des 50 000€ l’hectare, explique Sophie Caillau, membre du collectif Ceinture Alimentaire du Tournaisis, partie prenante de ce projet Créafarm. Acheter un terrain peut donc vraiment mettre en péril la viabilité économique d’un projet. Dans ce contexte, donner un petit coup de pouce au départ en prêtant un terrain peut convaincre ceux qui hésitent à se lancer. »

L’offre actuelle en production locale de légumes bios est loin de rencontrer la demande. « Il y a de la place pour plein de nouveaux maraîchers », confirme Sophie Cailleau. « La Ville de Tournai a aussi pour objectif de fournir des cantines de collectivités. Ce qui signifie 1200 repas rien que pour les cantines scolaires communales. Avec l’offre actuelle, c’est tout simplement impossible. »

La Ville met donc à disposition deux terrains. « Le premier fait plus d’un hectare et est situé dans le quartier du Vert-Bocage. Le second fait 22 ares et se trouve dans le village de Rumillies », détaille l’échevine de la politique agricole Caroline Mitri (Écolo).
« Nous visons plusieurs objectifs », détaille l’échevine. « Nous voulons encourager le développement de projets agro-écologiques, favoriser l’accès à la terre, stimuler l’auto-création d’emplois, répondre à une demande croissante du consommateur pour des produits locaux de qualité et encourager les filières courtes de distribution pour renforcer l’économie alimentaire locale. »

Pour pouvoir exploiter ces terrains, les candidats devront proposer un projet bio, local et viable. Les candidatures doivent être rentrées pour le 15 janvier prochain, elles seront ensuite étudiées par un jury.

Un agriculteur du village d’Esplechin a décidé de se joindre au projet Créafarm.

Outre les terrains communaux, le projet Créafarm peut également compter sur un terrain privé. Une parcelle de 6 hectares va également être mise à disposition par un agriculteur du village d’Esplechin. « Cela va permettre à plusieurs projets de voir le jour », souligne Didier, propriétaire du terrain en question.

« Quand j’ai entendu parler de ce projet, j’ai voulu en être. C’est aussi un projet social. J’ai en tout 32 hectares de terrain et je suis seul dans mon exploitation. Après avoir eu des ennuis de santé, j’ai commencé à réfléchir un peu plus loin. Je me suis dit que, seul, je ne pouvais plus tout faire. Créafarm va donc me permettre d’avoir des personnes qui vont travailler avec moi, de vivre un échange dans le travail. »

Cette première mise à disposition d’un terrain privé en appellera d’autres. Didier en est certain. « Cette démarche va faire réfléchir les agriculteurs », assure-t-il.

« Comme moi, beaucoup sont seuls à devoir tout assumer. Certains sont même encore plus âgés que moi. S’il leur arrive quelque chose, imaginons que l’agriculteur se casse une jambe, qui va les aider ? Cette démarche va se faire au fur et à mesure et doit faire changer la vision des choses. Il y a cinq ou six ans, je ne pensais pas comme cela. »

Ce terrain privé n’a évidemment pas dû recevoir l’approbation du conseil communal. Il n’y a cependant pas de différence avec l’appel à projet pour les terrains communaux. Le jury qui choisira les heureux élus sera le même du côté tant public que privé.

Plus d’infos :
https://www.dhnet.be/regions/tournai-ath-mouscron/creafarm-pour-lancer-des-vocations-5ddc29449978e272f92cfc67
https://www.notele.be/it61-media71160-tournai-des-terrains-communaux-mis-a-disposition-pour-des-projets-agro-ecologiques.html
https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_pour-attirer-de-nouveaux-maraichers-bios-tournai-met-a-disposition-des-terrains-gratuitement?id=10374322

Douze ans après avoir été terrassé par le vent, le moulin de Thimougies renaît

Douze ans après avoir été terrassé par le vent, le moulin de Thimougies renaît

Ils étaient orphelins depuis ce jour de grand vent en janvier 2008. Ce jour-là, les Thimougiens avaient vu disparaître leur moulin. Un moulin sans ailes qui était au fil du temps devenu l’emblème de leur village situé à deux pas de Tournai. Près de 12 ans plus tard, le vieux moulin est en passe de renaître. Dans les collines et les bocages du Tournaisis, une grande grue jaune est en train de le reconstruire.
Retrouvez le reportage complet de la RTBF ainsi que l’interview de notre échevine Caroline Mitri en cliquant sur le lien ci-dessous !

>> JT 13h RTBF <<

Communiqué de presse du 21 mars 2019 – Dossier Pont des Trous

Communiqué de presse du 21 mars 2019 – Dossier Pont des Trous

Suite à l’annonce de l’évolution du dossier du « Pont des Trous », Écolo Tournai prend acte de la déclaration du Ministre Di Antonio et se dit favorable au moratoire proposé pour la reconstruction des arches.

Par la voix de Coralie Ladavid, Première Échevine, et de Laurent Agache, Chef de groupe au Conseil Communal, Écolo Tournai exprime qu’avant même la déclaration publique du Ministre, son choix était fait de défendre le nouveau moratoire sur la reconstruction des trois arches. En effet, dans le cadre de la procédure d’obtention du permis d’urbanisme, le Collège devra rendre un avis et c’est dans ce cadre réglementaire qu’Écolo fera entendre sa voix. Le partenaire de majorité PS était averti de ce positionnement.

« Les choix futurs ne doivent pas être arrêtés sur un coup de tête électoraliste » exprime Coralie Ladavid.

Écolo Tournai ne souhaite pas prendre l’option médiévale dès aujourd’hui mais souhaite d’abord laisser place à une nouvelle co-construction.

« Le processus participatif a permis d’obtenir un projet de grande qualité sur l’aménagement des abords du pont des trous avec notamment une jonction au jardin de la Reine. Ceux-ci n’existaient pas dans le projet initial. Néanmoins, la contrainte de temps qui avait été imposée par le Ministre Prévot en janvier 2016, à savoir 3 mois pour penser un nouveau pont et ses abords, n’avait pas permis de dégager un consensus sur la question des arches (il n’avait malheureusement pas été possible d’organiser un concours d’architectes dans ce laps de temps). »

Écolo Tournai souhaite dès lors un retour au calme afin d’aborder sereinement le débat et de permettre un travail constructif.

« Le temps du deuil est nécessaire et la nouvelle porte d’eau, dans son aspect esthétique mais également dans son usage, devra être imaginée collectivement afin de répondre au maximum aux aspirations des Tournaisiens. »

 

 

Pour Écolo Tournai,

Coralie Ladavid – Première Échevine en charge de la participation citoyenne

Laurent Agache – Chef de Groupe au Conseil Communal

Budget communal 2019

Budget communal 2019

Un budget de continuité qui porte d’ores et déjà le sceau écologiste et solidaire

 

Le conseil communal de ce 25 février aura eu pour point principal le vote du budget communal 2019. Par la voix de sa coprésidence locale et de son chef de Groupe, Écolo Tournai salue les avancées écologistes de ce premier budget de la mandature 2018-2024.

Le premier travail budgétaire n’est jamais un exercice facile. Entre l’héritage du passé et les contraintes imposées par les gouvernements fédéraux et régionaux, Écolo Tournai salue un budget 2019 en boni où des gestes forts sont posés, en réponse à l’urgence sociale, climatique et démocratique.

 

Logements

Nous saluons dès lors le soutien apporté au CPAS par l’augmentation de la dotation communale. Cette institution, qui lutte contre les effets dévastateurs du néolibéralisme et des politiques antisociales fédérales et régionales, aura à cœur de répondre aux objectifs de dignité humaine pour les Tournaisiens les plus fragilisés. Cette augmentation de dotation aura pour objectif de lutter contre l’inoccupation des logements publics.

Le logement est d’ailleurs au cœur du projet budgétaire. Ainsi, Écolo Tournai salue l’annonce d’investissements conséquents en matière de logement. La création d’une ligne budgétaire de soutien à l’AIS et le plan d’investissement au sein de la régie foncière (530.000€) sont les premières étapes d’un redéploiement des logements à loyer modérés dans Tournai et ses villages. Pour exemple, 6 logements inoccupés seront rénovés dès cette année.

 

Énergie et mobilité

La solidarité n’est rien si elle ne va pas de pair avec la transition écologique. Avec, entre autres, un grand plan de diagnostic et d’investissements sur les systèmes de chauffage de l’ensemble de l’administration (750.000€) et l’investissement dans des installations photovoltaïques (150.000€), la Commune de Tournai s’inscrit pleinement dans le XXIe siècle et apporte un acte concret en réponse aux enjeux climatiques.

Il en va de même avec les projets de mobilité. Ainsi, la réfection totale et la sécurisation du parking de l’esplanade de l’Europe s’inscrit comme base d’une réflexion globale du stationnement et d’une mobilité apaisée et sécurisée.

Issus d’une démarche participative, la réflexion sur le projet de passerelle de l’arche aura abouti sur une adaptation voulue de l’infrastructure aux modes de transport « doux ». Les frais d’études (350.000€) proposés au vote s’inscrivent donc également dans une démarche systémique de mobilité douce.

Enfin, les nombreux projets du Plan d’Investissement Communal (6.000.000€) en matière de voirie où les usagers faibles auront une place prépondérante et permettront à notre ville d’évoluer vers un territoire inclusif et un espace de vie apaisé.

 

Ruralité

Le développement de nos villages ne sera bien sûr pas oublié avec, outre la concrétisation de projets du Programme Communal de Développement Rural (PCDR) précédent, un investissement de 200.000€ pour l’étude et la programmation du prochain plan de développement. Gageons que l’ensemble des citoyens participeront à la co-construction de celui-ci!

 

Participation citoyenne

Enfin, tout cela n’a de sens que si l’écoute et l’implication des citoyens font partie intégrante de la politique communale. Ainsi, et c’est une promesse de campagne tenue, Écolo Tournai salue la création d’un budget participatif de près de 70.000€ qui sera consacré aux projets des Tournaisien.ne.s. Dès 2019, les comités de villages et de quartiers auront la possibilité de proposer divers projets qui pourront être financés par cette voie.

 

Pour une commune plus verte et plus solidaire, pour vous et par vous, plus que jamais, Tournai vers le futur !

 

Laurent Agache, Chef de groupe Écolo au conseil communal de Tournai

Laura Canoo-Michel, Co-présidente Écolo Tournai

Tournai Vert Le Futur : c’est maintenant !

Tournai Vert Le Futur : c’est maintenant !

Après la séance inaugurale d’installation des nouveaux conseillers et du collège communal 2 semaines plus tôt, second conseil communal de la législature ce lundi 17 décembre.

Le conseil communal y a approuvé, majorité contre opposition, la déclaration de politique communale 2008-2024 de la nouvelle majorité  ( DPC disponible ICI )
Le vote d’une déclaration de politique communale, dite DPC,  est toujours un moment important, il traduit les priorités d’une équipe au delà des programme des partis . D’autant plus important avec cette nouvelle coalition inédite à Tournai.

Voici l’intervention de Laurent Agache, chef de groupe des Verts au conseil.

 

Monsieur le Bourgmestre, Mmes et Mrs les échevines et échevins, Chers collègues, Mmes et Mrs,

Au fil du long processus de coconstruction (plus d’un an !), avec les tournaisiennes et tournaisiens, du programme d’Ecolo pour les dernières élections communales, 6 axes prioritaires se sont rapidement dégagés. Les récentes rencontres que nous  et notre partenaire avons eues avec divers acteurs soci-économiques et associatifs de notre commune, avant de s’atteler à la rédaction de cette DPC, nous ont confortés dans la pertinence de ces 6 priorités.

 

  • Notre première priorité fut une meilleure gouvernance, mieux consulter pour mieux décider. A cette fin, la DPC reprend une des idées phare de notre programme, celle de constituer des comités de village et de quartiers, dotés de budgets participatifs. Cet outil a démontré, dans la commune voisine d’Enghien, toute son efficacité.
  • Notre deuxième priorité « Tournai, une ville et des villages où il fait bon vivre», est également déclinée en plusieurs endroits de la DPC, notamment en reprenant nos idées d’un permis de végétaliser permettant aux citoyennes et citoyens de faire entrer la nature dans la cité, ainsi que la mise sur pied d’une équipe mobile de cantonniers chargée d’entretenir les abords, routes et sentiers de nos villages
  • Notre 3èmepriorité fut « une économie pour demain». Ecolo Tournai s’est toujours opposé à l’extension des centres commerciaux en périphérie, qui étouffent les commerces du centre-ville et des villages avoisinants. Dès notre entrée en majorité, nous mettons en place un moratoire de 6 ans sur toute implantation et / ou extension de centres commerciaux en périphérie.  D’autre part, notre volonté de développer des filières économiques de circuits-courts denses et variées est également bien présente dans cette DPC, notamment en permettant un accès aux marchés d’approvisionnement des diverses cantines communales, via une adaptation en conséquence des cahiers des charges
  • En 4èmepriorité, nous retrouvons la mobilité douce. Nous serons toujours vigilants, pour chaque aménagement, à veiller à maintenir un équilibre entre les différents types de mobilité et qu’une place suffisante soit réservée aux modes doux. Notre proposition de favoriser une mobilité cycliste pas uniquement de loisirs est reprise dans la DPC, en accélérant la mise en œuvre du Plan Communal Cyclable, avec une attention particulière sur la continuité des aménagements cyclistes, et leurs liaisons ville – villages. Parce que nous ne sommes pas adeptes d’une écologie punitive, et que de nombreux habitantes et habitants de nos villages n’ont, actuellement, pas d’autre choix que de venir en ville en voiture, notre proposition de passer du 1/4h de parking gratuit à la demi-heure est également reprise dans la DPC.
  • Nos diverses propositions de notre 5èmepriorité, « plus de justice sociale», se retrouvent également dans cette DPC, notamment le soutien au projet « housing first » proposant un logement et un accompagnement social permettant aux SDF de « sortir de la rue », ainsi que l’encouragement à la mise en place d’un service de médiation de dettes.
  • Enfin, en rapport avec notre dernière priorité « les apprentissages, la création et le sport», la DPC reprend de nombreuses propositions que nous avons formulées, comme, par exemple, rénover ou construire des halls sportifs pour que chaque district puisse disposer d’une infrastructure de qualité à moyen terme. L’engagement est pris de finaliser le hall sportif de Templeuve sous cette mandature, ce dont nous nous réjouissons.

Nous souhaitons également souligner le climat constructif qui a régné durant toutes les discussions préalables à la rédaction de cette DPC avec notre partenaire de majorité, et sommes convaincus qu’avec ces balises posées pour les 6 ans à venir, notre commune est plus que jamais Tournai Vert le Futur !

 

Écolo en campagne : bien dépenser pour moins dépenser

Écolo en campagne : bien dépenser pour moins dépenser

Les dépenses électorales, comment ça se passe ?

Une campagne électorale, même à un niveau local, ça coûte. Mais combien ? Comment est financée cette campagne ? Comment Écolo a-t-il géré ses comptes durant cette campagne ?
Voilà des questions qui méritent une attention particulière, ainsi que des réponses. Nous allons donc tout d’abord revenir sur le fonctionnement du financement de campagne tel que défini par la loi pour ensuite développer comment le financement de campagne d’Écolo fonctionne.

 

Le financement des partis, un enjeu démocratique 

Parce que les sources de financement des partis ont un impact sur leur indépendance, nous estimons que la plus grande transparence doit être faite à leur sujet, du niveau fédéral au niveau local. En ce qui nous concerne, notre situation est extrêmement limpide: au niveau fédéral, nous sommes uniquement financés via les cotisations, les dons de nos membres et sympathisants ainsi que par les contributions des mandataires, et grâce à la dotation publique annuelle qui est déterminée par le résultat de chaque parti aux précédentes élections. Au niveau local, les sources de financement sont constituées d’une quote-part sur les cotisations des membres et sur les contributions des mandataires locaux.

De même que la participation ou la valorisation des expertises citoyennes et associatives, la transparence est l’un des fondements de la bonne gouvernance. Nous estimons qu’appliquer ce principe à son propre fonctionnement est donc un minimum.

 

L’encadrement légal des comptes de campagne

En ce qui concerne spécifiquement les « comptes de campagne électorale », ce n’est que depuis le 7 juillet 1994 qu’une loi balise « doublement » les pratiques: d’une part, elle limite les dépenses électorales en fixant des plafonds à ne pas dépasser (en fonction du nombre d’électeurs); d’autre part, elle interdit certaines pratiques de propagande, telle que la distribution de gadgets, de « cadeaux », ou l’affichage surdimensionné. Elle prévoit en outre un mécanisme de contrôle de ces dispositions.

Ainsi, à Tournai (50 533 électeurs inscrits), les montants forfaitaires maximum des dépenses pour l’élection du 14 octobre étaient de 55 739,60€ pour les dépenses effectuées au bénéfice de la liste dans son ensemble, et de 4 015,99€ pour les dépenses de chaque candidat.
Le plafond forfaitaire MAXIMUM des dépenses autorisées par chaque liste était donc de 55 739,60€ + (39 x  4015,99€) = 212 363,21€

Écolo Tournai a engagé des dépenses pour moins de 10% de ce montant maximum (cf. plus bas).

À la fin de la campagne, chaque parti doit rendre une déclaration détaillée de son budget au tribunal de Première instance, qui sera finement examiné par un collège de contrôle.

 

Le compte de campagne d’Écolo Tournai

Comme nous l’avions déjà évoqué via un article sur l’éthique au sein d’une campagne électorale, les comptes de notre locale sont relativement simples du fait que la campagne électorale, tant dans ses aspects politiques, programmatiques, stratégiques que financiers, est gérée par l’assemblée locale et le bureau de campagne.

À Écolo, les campagnes électorales sont financées et décidées collectivement. S’il est recommandé de personnaliser la campagne (pour permettre d’incarner Écolo), cette personnalisation est décidée et financée collectivement. Les campagnes individuelles sont interdites. Un candidat ne peut donc, seul, ni décider ni financer sa campagne.

Le montant TOTAL des dépenses électorales engagées par Écolo Tournai est de 17 300,21€, soit 8% du montant maximum autorisé des dépenses. Si l’on fait revenir cette somme à l’échelle des candidats, nous avons donc dépensé 443,59€ par personne. En sachant qu’aucun d’entre eux n’a du mettre la main à la poche.

Il ne comporte que des dépenses effectuées par la liste et aucune dépense engagée par un candidat à titre individuel. Le détails des dépenses est accessible via le PDF suivant: Déclaration de dépenses électorales. 

Quant à l’origine des fonds, toutes les dépenses ont été effectuées sur fonds propres (cotisations des membres, contributions des mandataires et bénéfice « symbolique » de 2 actions de campagne, soit 66,59€). Voir le PDF ce second PDF: Déclaration d’origine des fonds.

 

Invitation aux autres listes tournaisiennes

La famille écologiste a toujours défendu l’importance d’une bonne gouvernance s’appuyant, entre autres, sur une information la plus complète possible des citoyens et une transparence de fonctionnement. Par cette communication, nous joignons l’acte à la parole.

Nous invitons les autres forces politiques tournaisiennes qui se sont présentées aux élections communales à faire de même.

Quant à nous, nous continuerons à mettre en œuvre cette transparence quant à notre activité locale.

Pour aller plus loin : http://electionslocales.wallonie.be/candidat/dépenses-electorales