Pourquoi les écologistes tournaisiens ont-ils sillonné Gand à pied et à vélo ce 23 mars ?

 

Parce que c’est une belle ville historique, comme Tournai ?   Oui, sans doute !
Parce que l’Echevin de la mobilité est du parti Groen ?   Un peu (beaucoup) aussi !
Parce que Tournai a un plan de mobilité et Gand aussi …

Mais surtout parce que le plan de mobilité en centre ville gantois se traduit sur le terrain par de réelles innovations qu’on souhaiterait voir à Tournai. …
Peu d’automobiles circulent dans le centre-ville,  mais les rues piétonnes regorgent de passants qui font du lèche-vitrines ou marchent les bras chargés des courses du jour. Elles sont si encombrées, ces rues, qu’on y interdit l’accès aux cyclistes entre 9h et 19H pour éviter les collisions entre piétons et cyclos !

 

Priorité aux cyclistes et piétons …

Les cyclistes, parlons-en, ils sont partout chez eux , dans la ville, débouchant de toutes les ruelles, roulant en file indienne le long des quais, serpentant entre les piétons sur les places publiques.

Ici, ce sont des parents avec enfants dans la petite remorque, là des étudiants en peloton sortant des cours et plus loin quelques personnes âgées qui font leurs courses ou sortent pour une petite balade dans les rues plus calmes.

 

 

Et les voitures … ?

Et les voitures, elles sont où alors ? Sur le grand ring extérieur de Gand si elles ne doivent pas venir en ville ou sur le petit ring intérieur si elles doivent rejoindre un quartier de la ville.
Car c’est là une priorité du plan de circulation imaginé par l’échevin Groen Filip Batteuw et son équipe, réalisé, après 5 ans de consultations, de conciliabules, d’enquêtes de toutes sortes:  refouler les voitures vers la périphérie et interdire la traversée du centre-ville. La ville est ainsi divisée en plusieurs zones et il est interdit, sous peine d’amende, de forcer les limites d’une zone et de traverser le centre-ville pour arriver dans un autre quartier.
Et comment les voit-on, ces limites ? … Par des panneaux de signalisation,  de grandes stries sur la voirie ou bien encore par des obstacles physiques bien visibles.
Mais si un automobiliste fait mine de les ignorer ces limites, une caméra lira sa plaque d’immatriculation et l’amende, c’est certain, il la recevra !

C’est un peu strict comme politique, me direz-vous ?
Laissons l’échevin de la mobilité nous répondre : « Gand devenait une ville-bouchon, du matin au soir, c’était affreux, et il ne faisait plus bon-vivre dans nos quartiers. Notre objectif était d’apaiser nos quartiers, de rendre la ville plus agréable à vivre et surtout plus sécurisée pour tous. Quand vous voulez atteindre un objectif, même si l’opposition est forte, même si le doute peut s’installer, il faut avancer car un projet politique doit construire le futur, améliorer les conditions de vie de nos enfants. Alors, oui, nous avons pris des risques mais nous gardons le contact direct avec toutes les couches de la population (jeunes, commerçants, personnes âgées, familles..) et nous appliquons des mesures qui leur facilitent la vie. »

 

Un plan de mobilité qui tient compte des besoins spécifiques

Et nous les avons vues, de nos yeux, ces adaptations du plan de mobilité pour répondre à des besoins spécifiques : un petit bus électrique sillonne en permanence le centre-ville avec à bord quelques personnes âgées, des parents avec enfants, qui rejoignent un parking ou un arrêt de tram qui les reconduira chez eux. Nous avons vu ces familles avec une poussette « en location gratuite » mises à leur disposition pendant leur déplacement en ville et qu’elles rendront avant de reprendre le bus ou la voiture.
Nous nous sommes arrêtés devant ces voitures garées sur des places qui leur sont réservées (voitures partagées entre voisins, voitures de société de car-sharing) près des nombreux parkings vélos partout en ville.

L’Echevin ajoute : « Nous avons fait quelques concessions aux commerçants qui craignaient de voir fuir les clients en accordant quelques heures de parking gratuit le samedi après-midi mais sans déroger à notre objectif de diminuer la pression automobile confirme -t-il ».

Si l’échevin a une vision, il écoute aussi les habitants, en prenant en compte les remarques émises sur le site dédié à la mobilité gantoise et aux interpellations des associations d’usagers. Mais il innove aussi en organisant régulièrement des groupes de travail où des citoyens volontaires font preuve de créativité pour sortir d’une situation problématique. Leurs solutions sont testées sur le terrain avant d’être adoptées. C’est ainsi qu’évolue le plan de mobilité gantois.

Nous reviendrons à Gand pour voir comment s’égaie la vie sur les placettes, sur les places, dans les venelles et le long des canaux car Gand, c’est une ville à visiter mais surtout une ville à vivre !

De quoi nous inspirer pour changer Tournai!
Merci et bravo à eux.

#TournaiVertLeFutur #QuandLesVertsSontAuPouvoir

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